COUPS DE COEUR AU 8 DECEMBRE 2018

 

 

Tout ce qui nous répare de Lori Nelson Spielman: Erika Blair, agent immobilier, a deux filles magnifiques, Annie et Kristen. Sa vie sombre suite à l’accident de déraillement d’un train de Kristen. Erika et Annie vont s’éloigner, chacune vit avec sa douleur, son chagrin et sa culpabilité. Un jour, Erika reçoit un mail avec une citation qu’elle reconnaît car sa mère et sa grand-mère l’écrivait dans un cahier d’adages. Qui a pu lui envoyer ce mail? Erika va retourner sur l’île de son enfance MacKinac et remonter son passé. Roman touchant, sensible décrivant la relation mère/fille, le deuil, la culpabilité, le pardon. Très plaisant à lire. Corinne C.

 

 

Isidore et les autres – Camille Bordas

 

Isidore,11 ans, enfant « normal « est le dernier d’une fratrie d’intellectuels, de surdoué; Isidore observe, écoute, il est gentil et sociable. 

Un roman tendre et drôle, plein d’humanité. Cf

 

J’ai encore menti de Gilles Legardinier: Un roman <sans prise de tête>, bien écrit où on y retrouve drôlerie et émotions. Il nous donne le droit de rêver en se replongeant dans l’insouciance de l’enfance dans laquelle est plongée la narratrice après un traumatisme dû à une chute. Laissons-nous bercer ! Marie-Christine G.

 

Le Prince à la petite tasse d’Emilie de Turckeim: Cette histoire est celle de l'auteure qui a accueilli dans son logement parisien Reza, un jeune réfugié afghan, avec son mari et ses deux enfants. Elle nous fait le récit de ces neuf mois de cohabitation, nous relatant avec sensibilité et humilité les difficultés rencontrées, le partage et la découverte culturelle. Une belle leçon de tolérance. Sylvie D.


 

COUPS DE COEUR AU 10 novembre 2018

 

 

Les enfants du fleuve de Lisa Wingate : Avery, jeune avocate, accompagne son père, sénateur, à une visite officielle d’une maison pour personnes âgées, elle est accostée par May qui semble connaître sa grand-mère. Avery commence à mener son enquête.

Un roman basé sur des faits réels aux Etats-Unis entre 1930 et 1950. Un beau roman, prenant, sur l’amour fraternel. Claudine F.

 

Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg : Doris, 96 ans, vit  à Stockholm, elle a rédigé sa vie dans un petit carnet rouge, souvenirs qu’elle nous fait partager avec sa nièce, entre la Suède, Paris, New-York et son unique amour, Alan. Roman de détente facile à lire. Claudine F.

 

Où passe l’aiguille de Véronique Mougin : L’auteure nous raconte l’histoire de son cousinToma, grand couturier parisien, aujourd’hui âgé de 88 ans. Une histoire de famille qui commence en 1944 en Hongrie. Le père, tailleur, et son fils sont déportés dans le même camp de concentration. Un récit entre émotion, dérision et parfois légèreté. Souvenons-nous du film  de Roberto Benigni. La première partie est poignante, la seconde est plus descriptive du monde de la couture à Paris. Claudine F.

 

Les prénoms épicènes d’Amélie Nothomb : Amélie Nothomb se révèle fine psychologue de l’enfance et de l’adolescence. L’évocation subtile des états d’âme de la jeune Epicène nous livre des images fortes. Alors que sa mère refuse de voir la réalité, Epicène comprend rapidement le pouvoir de nuisance de son père et se met entre parenthèses par rapport à lui qui ne l’aime pas. On se demande parfois où est l’adulte entre elle et sa mère ? Lecture de quelques petite heures !!! Marie-Christine G.

COUPS DE COEUR AU 12 OCTOBRE 2018

 

Chien-Loup Serge Joncour :

Orcières dans le Lot, en août 1914 un dompteur allemand se réfugie , avec ses fauves, au sommet de la colline du village afin d’échapper à la réquisition générale. Cent ans plus tard en Août 2017, un couple parisien Franck producteur et Lise ex actrice et peintre louent ce gîte isolé et coupé de tout ; dès le premier soir un chien-loup sans collier cherche à prendre contact avec Franck. Le couple découvre peu à peu la lourde histoire du village pendant la 1 ère guerre. Un livre puissant, on se lâche pas ce roman. Cf

 

La vraie vie d'Adeline Dieudonné : C'est l'histoire d'une famille installée dans un lotissement de maisons grises. Un père chasseur, une mère transparente soumise aux humeurs de son mari et leurs deux enfants. Un accident survient. Pour le sourire de son frère Gilles, on suit l'évolution et le combat d'une petite fille sur cinq étés consécutifs. Du haut de ses dix ans, elle va retrousser ses manches, faire diversion, passer entre les coups et conserver l'espoir fou que tout s'arrange un jour. Ce bouquin est poignant. Les personnages sont sauvages et entiers. Le ton est acide. L'écriture est parfaitement maîtrisée. Christine D.

 

Les prénoms épicènes Amélie Nothomb : Dans son précédent roman (Frappe-toi le coeur), Amélie Nothomb abordait le thème de la relation fille/mère. Cette fois, c’est la relation père/fille, ses thèmes de prédilection sont respectés : la manipulation, l’amour, la haine et la vengeance. Un conte moderne facile à lire. L’histoire est courte mais intense. Claudine F.

 

Tenir jusqu’à l’aube Carole Fives : Une mère célibataire vit avec son fils âgé de 2 ans, isolée à Lyon, pas de place en crèche, graphiste free-lance, ses contrats se raréfient, l’argent manque. Une nuit, lorsque son enfant est endormi, elle franchit le pas et sort de chez elle, pour s’échapper, respirer, oublier tout ce qui pèse, cinq minutes au début puis de plus en plus loin et longtemps. Elle frôle le danger. Roman sociologique écrit avec beaucoup de lucidité. Mon coup de coeur de la rentrée littéraire. Claudine F.

 

Le prince à la petite tasse d’Emilie de Turckheim : Ouvrir sa porte à un réfugié, accueillir l’autre. Emilie, Fabrice et leurs enfants (Marius et Noé) accueillent pendant neuf mois, à Paris, Reza, un jeune Afghan, qui a fui son pays à l’âge de 12 ans. Un jeune homme attachant qui parle mal le français. Une belle histoire d’espoir, de fraternité. Une belle rencontre. Roman pudique. Corinne C.

 

Gran Paradiso de Françoise Bourdin : Lorenzo, séduisant trentenaire, vétérinaire, hérite de son grand-père italien des hectares en friche dans le Jura. Il réalise son rêve en aménageant un parc naturel avec des animaux sauvages. Il a besoin d’argent et se tourne vers, Xavier, son beau-père, qui ne l’aime pas et lui reproche tout. Lorenzo fait face à cette famille recomposée, sa mère, son amour secret avec Julia pour ce parc qui lui prend toute son énergie et est prêt à tout pour le faire vivre avec des espèces qui évoluent dans leur milieu naturel. Roman facile à lire, dans un beau décor, la passion des animaux et beaucoup d’humanité. Corinne C.

 

La rivière de l'oubli de Cai Jun : En Chine 1995, un jeune professeur Shen Ming est assassiné. Il était soupçonné du meurtre d'une de ses élèves avec laquelle il aurait eu des relations intimes. Neuf années ont passés sans que cet assassinat soit résolu. Il est prétendu que Shen Ming s'est réincarné dans le corps et l'esprit d'un enfant...La réincarnation tout comme les traditions et mentalité chinoise sont évoqués tout au long de ce roman. C'est une enquête jalonnée de meurtres, de fantômes et de personnages réincarnées. La fin est surprenante. Sylvie F.

 

 

COUPS COEUR au 4 Juillet 

 

A la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand:Portrait d’une femme de la quarantaine qui s’interroge sur sa vie et la relation avec son amant marié, avec lequel elle sait qu’elle ne vivra jamais. Il est toujours possible de bousculer ses habitudes, il n’y a pas d’âge pour changer de route... Il faut parfois un événement pour se poser, réfléchir et... repartir. Lecture agréable. Marie-Christine G.

 

Sentinelle de la pluie de Tatiana de RosnayLes retrouvailles des parents et de leurs deux enfants pour les 70 ans du père et l’anniversaire de mariage, censées être festives, ne se déroulent pas du tout comme prévu. Des circonstances physiques et météorologiques vont chambouler la petite famille. Une saga qui revient sur des sujets de prédilection de l’auteur (la ville de Paris, l’homosexualité, la nature, les secrets de famille...). J’ai beaucoup aimé. Marie-Christine G.

 

Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi : Anna, 37 ans, croule sous le travail, les factures et relances d'huissiers. Le jour où elle se rend compte que ses filles, Chloé, 17 ans, et Lily, 12 ans, vont mal, Anna prend une décision folle. Malgré ses problèmes financiers, elle les embarque dans un périple en camping-car pour la Scandinavie. Ce nouveau roman de Virginie Grimaldi est une bouffée d'air frais, touchant, drôle et émouvant. Les personnages sont attachants, notamment Lily, petite fille pétillante qui a tendance à s'emmêler les pinceaux avec la langue française. Un bon roman de détente pour les vacances. Sylvie D.

Changer l’eau des fleurs Valérie Perrin :

 

 Violette Toussaint est garde cimetière en Bourgogne. Les gens frappent chez elle, viennent pleurer, se réchauffer, parler…les rires et les larmes se mélangent.

Tout change lorsque Julien vient se recueillir sur la tombe de sa mère qui avait décidé de reposer près de son amant. On va découvrir avec passion ce personnage central de Violette, née sous X, abimée par la vie.Un roman plein de rebondissements.

Ne vous fiez pas au titre du livre car on ne s’ennuie pas du tout dans cette lecture poétique, touchante.

On reste conquis, Un grand coup de cœur , Valérie Perrin a su nous surprendre Corinne C

 

Mille petits riens Jodi Picoult  : Roman social à 3 voix,qui se passe aux Etats Unis de nos jours, écrit en narration alternée entre 3 personnages. Ruth :Meilleure et seule infirmière,sage femme, afro américaine d’une maternité, son mari est mort en Afghanistan, elle élève seule son fils Edison étudiant,elle a toujours cherché à s’intégrer à la population blanche. Turk et Brit,jeune couple, ils sont suprémacistes blancs, militants. Kennedy :c’est une avocate commis d’office. Brit vient d’accoucher de Davis un petit garçon, le couple refuse que Ruth touche et prenne en charge leur bébé qui ne survivra pas. Par un concours de circonstances Ruth va être mise en cause par ce jeune couple. Kennedy l’avocate va prendre cette affaire. Un roman percutant et dérangeant de par le thème du racisme dans l’Amérique d’aujourd’hui et d’ailleurs , mais aussi le racisme ordinaire au quotidien.

La lecture est fluide et facile , c’est un roman passionnant un livre qui nous marque. Cf

 


 

 

COUPS DE COEUR AU 26 AVRIL 2018

 

 

Les Rêveurs d’Isabelle Carré : Roman autobiographique d’Isabelle Carré qui explore son enfance, sa jeunesse, sa difficulté à vivre entre une mère fantasque et un père déséquilibré. Le récit ne respecte aucune chronologie et comme l’écrit Isabelle Carré «ce désordre est peut être à l’image de nos vies». Avec ce livre sensible, nous découvrons qu’Isabelle Carré est non seulement une grande comédienne mais qu’elle a vraiment du talent littéraire... mais quel parcours pour atteindre cet équilibre ! Sabine C.

 

Un appartement à Paris de Guillaume Musso : Roman rythmé avec des chapitres courts dédiés une fois à Maddie, une fois à Gaspard. On ne se voit pas tourner les pages et un suspense s’installe. Lecture détente. Marie-Christine G.

 

La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt : Ne plus vieillir... le rêve de toutes les femmes ???? Les marques du temps sur le corps ne sont-elles pas la preuve d’être bel et bien vivant ???? Aurions-nous envie de rester physiquement comme à 30 ans, alors que notre entourage vieillit normalement ???? Entre celle qui reste immuablement comme à 30 ans et son amie qui pratiquent les interventions esthétiques pour repousser le temps ???? Quel serait notre choix ???? Belle écriture de Grégoire Delacourt qui fait qu’on ne lâche plus le livre du début à la fin. Marie-Christine G.

 

L'enfant perdue ( l’amie prodigieuse 4 ) Elena Ferrante : Ce dernier tome boucle le destin de nos 2 héroïnes, Elena la narratrice et Lila. A la fin du 3 ème tome Elena qui a quitté son mari,vit une grande passion avec Nino son ami d’enfance, délaissant ses filles et sa carrière d’écrivain. Elle se réinstalle à Naples et finit par revenir vivre dans son quartier populaire d’origine où elle retrouve son amie Lila. Les personnages évoluent mais la relation entre les 2 amies reste complexe et envoutante. L’histoire de l‘Italie est toujours aussi bien analysée.  Une saga littéraire passionnante. Claudine F.

 

La chambre des merveilles de Julien Sandrel : Un premier roman bouleversant. Louis 12 ans part de la maison fâché contre sa mère Thelma. Elle n'a pas voulu l'écouter. Ce matin là, il prend son skate traverse la rue et un camion le percute très fortement. Thelma était dans sa voiture et a pratiquement assister à l'accident. Louis est dans le coma, son pronostic est très sombre. Thelma va trouver un carnet avec une liste de choses que Louis voulait accomplir, elle décide de toutes les réaliser. Rien ne sera simple mais elle veut à travers cette décision aider Louis à sortir du coma. Corine C.

 

Seuls les enfants savent aimer de Cali : Du même titre qu'une de ses chansons, c'est le premier roman (autobiographique) du chanteur Cali. Il nous évoque ses 6 ans et tous les sentiments qui l'ont traversé à la mort de sa maman. Au delà du deuil qu'il va devoir faire, le petit Bruno nous emporte dans ses souvenirs et ses rêves. Un récit intimiste plein de poésie et une belle déclaration d'amour. Sylvie D.

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COUPS DE COEUR AU 10 FEVRIER 2018

 

 

Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaitre : Tome 2 d’une trilogie, « se refermait sur le suicide d’Edouard Péricourt en 1920 ; sept ans après son père, Marcel Péricourt, décède. Une tragédie survient le jour de son enterrement, son petit-fils, Paul, saute d’une fenêtre. Madeleine, mère de Paul et fille de Marcel, seule héritière, devient l’héroïne de ce récit. Fragilisée, mal entourée, sa descente aux enfers commence, elle va réagir et se venger. Roman bien documenté, il couvre la période des années 30 entre les deux guerres. Écriture fluide et limpide, un livre qu’on ne lâche pas. Claudine F.

 

Les loyautés de Delphine De Vigan : Roman court, puissant qui va à l’essentiel. Très bon De Vigan qui restera dans les mémoires. Claudine F.

 

Pactum Salis d’Olivier Bourdeaut : Belle écriture pour ce roman court qui met en scène principalement deux êtres totalement différents. Le titre <L’amitié est un pacte de sel> nous prépare à une rencontre d’amitié qui, ici, ne manque pas de sel !!!! J’ai trouvé certaines descriptions de situations très amusantes et cocaces. J’ai beaucoup aimé. Marie-Christine G.

 

Les déraisons d’Odile d’Oultremont : C’est l’histoire d’un couple. Adrien travaille très consciencieusement pour assurer leur quotidien. Louise transforme la réalité pour illuminer leur ordinaire par des idées folles et Adrien suit par amour. Leur bonheur semble intact mais... on découvre des tumeurs sur les poumons de Louise et en même temps, Adrien se retrouve mis à l’écart au fond d’un couloir par son employeur. Alors, pour la première fois, Adrien décide de désobéir pour s’occuper entièrement de Louise qui décline de jour en jour. Peut-on vraiment larguer ainsi les amarres et tromper la maladie et la mort ? Odile d’Oultremont écrit ce premier roman sensible et poétique. Sabine C.

 

L’été de Katya de Trevanian : Cela se passe en 1914, Jean-Marc Montjean, jeune médecin de 24 ans, fraîchement diplômé, revient s’installer à Salies (pays basque dont il est originaire). Un léger accident l’amène à soigner Paul à la demande de sa soeur Katya qui ne laisse pas du tout indifférent Montjean. Un petit roman un peu déroutant, mystérieux, écrit dans le langage de l’époque. Suspense autour d’un secret familial. Corinne C.

 

Malgré elle de David-James Kennedy : Tom reçoit l’appel d’un ancien camarade du lycée Henri IV à Paris. Il demande son aide quand la communication est coupée. Il décide de se rendre sur place et découvre le meurtre de son camarade. Des photos d’Emma (ancienne étudiante du Lycée) apparaissent dans l’ordinateur de la victime, accompagnées d’un mail de menaces. Emma et Tom ne s'étaient pas revus depuis leurs années lycée. Ils tentent tous les deux de découvrir ce qu'il s'est passé il y a 26 ans car cette menace rôde sur les anciens du Lycée. Une course-poursuite qui bringuebale les protagonistes (et le lecteur) à travers le globe et au milieu d'un monde qui lui-même tourne à 1 000 à l'heure. C'est le récit d'un effet boomerang à retardement, 26 ans plus tard.

Tout commence à la fin des années 80, durant les années lycée. Sylvie F.

 

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COUPS DE COEUR AU 12 janvier 2018

 

 

La symphonie du hasard de Douglas Kennedy (T1/3) :

- Premier volume d’une trilogie, l’auteur se lance dans une fresque sociale avec les problèmes d’une famille, les Burn’s, père catholique irlandais, mère au foyer juive cultivée. Ces parents sont en éternel conflit avec leurs trois enfants dont Alice, l’héroïne, jeune éditrice à l’esprit libre qui fait des études en Université. C’est l’insouciance des années beatnik, les premières amours, les engouements littéraires que Douglas Kennedy décrit avec brio en insistant sur ses thèmes favoris, la fuite en avant, la culpabilité, le couple. Sabine C.

- , nous dit-il, pour commencer. Histoire de famille qui s’annonce dans un certain affrontement générationnel (père moralisateur, mère névrosée et adolescents en conflit...) et dans la complexité des relations familiales pour ce premier tome d’une triologie annoncée. Quelques longueurs où l’auteur a l’air de se retrouver, notamment dans la vie estudiantine (autobiographique ???) mais un bon Douglas Kennedy. Marie-Christine G.

La sorcière de Camilla Lackberg : Néa, une petite fille de 4 ans, est retrouvée assassinée au même endroit qu’une autre petite fille, Stella, retrouvée morte 30 ans plus tôt. Toutes les deux habitaient la même ferme. Etrangement, les deux jeunes filles jugées coupables de ce premier meurtre, Helen et Marie, sont, 30 ans plus tard, à nouveau dans les parages. Est-ce une coïncidence ou y a-t-il un lien entre les deux meurtres ? Pour nos policiers de la petite commune de Fjällbacka commence une enquête longue et complexe, surtout que les indices ne se bousculent pas. Haletant, passionnant, ce roman policier se dévore sans modération jusqu'à un final inattendu. Anne H.

A chacun son rêve de Paul Ivoire : L’histoire d’un commercial qui gagne l’Euromillions grâce à un SDF et fera tout pour le remercier et honorer sa mémoire et surtout réaliser le rêve de jeunesse de Xavier Rosa, le SDF. Un premier roman, fluide, très facile à lire, vivant ! Un petit roman optimiste, humaniste, une belle aventure qui rend heureux. Corinne C.

La serpe de Philippe Jaenada : Retraçant -à sa manière avec des digressions parfois marrantes- l’histoire d’Henri Girard, alias l’écrivain Georges Arnaud, Philippe Jaenada rebat les cartes d’un fait divers, l’assassinat d’une famille, en 1941. Pour cela, l’auteur reprend, d’une manière très détaillée, l’historique de ce drame authentique qui a eu lieu dans un château, il y a plus de soixante-dix ans. Un homme et deux femmes ont été sauvagement massacrés à coup de serpe, le seul rescapé de la demeure fut pendant près de deux années le coupable idéal. Il est acquitté au cours d'un procès retentissant. Voilà la sacrée vie de ce jeune homme de vingt-quatre ans -accusé d'avoir tué son père, sa tante et la bonne de la maison, qui est parfois aventurier en Amérique du Sud, romancier (auteur du et par la suite, un film) et intellectuel respecté à son retour en France- qui ne demandait qu'à être racontée par un écrivain de talent. Très intéressant et très dense. Marie-Christine G.

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COUPS DE COEUR AU 2 DECEMBRE 2017

 

 

Le cœur battant de nos mères de Britt Bennet : Nadia a 17 ans. Sa mère vient de se suicider. Désemparée par ce geste inexplicable, Nadia couche avec Luke, le fils du pasteur de sa communauté noire en Californie et se retrouve enceinte. La jeune femme choisit de se faire avorter. Elle continue sa vie sans regretter sa décision mais n’efface pourtant pas ce geste de sa mémoire. Britt Bennet, jeune auteure afro-américaine, décrit avec talent la complexité des sentiments et passe au peigne fin le rôle des hommes, le désir d’enfant, l’hypocrisie, le refus du mensonge et la part du mensonge en chacun. Sabine C.

 

La soeur de l’ombre de Lucinda Riley (Tome 3, Star, des Sept Soeurs) : Un troisième tome captivant qui nous projette dans une Angleterre edwardienne au milieu de la noblesse et de la royauté... Les personnages apprennent les uns des autres et comme Star, à la recherche de ses origines, réussissent à se trouver eux-mêmes. Suspens et rebondissements jusque dans les dernières pages. Marie-Christine G.

Rappel des deux premiers tomes :

  • Les sept soeurs (T1, Maïa) : Ce roman m’a emportée dès le début. Empli d’émotions et de couleurs, l’auteur nous fait voyager entre Genève, Rio, Paris, en retraçant des événements historiques. Les personnages sont attachants et on attend avec impatience de lire 2e tome ; chaque soeur ayant son tome.

  • La soeur tempête (T2, Ally) : L’auteur nous offre un magnifique concerto d’émotions, un récit que l’on vit pleinement. Dans le tome 1, on mêlait l’art de l’écriture, plus précisément de la traduction, ici, on est à la fois sur l’univers de la navigation et sur un univers musical. Le voyage continue... en Norvège. Emotions, secrets, mystères, faits historiques. Une saga bien ficelée.

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COUPS DE COEUR AU 4 NOVEMBRE 2017

Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano : Après le succès de son roman , l'auteure poursuit dans le même registre, le roman/développement personnel. Cette fois-ci, il est question de ce qu'elle appelle la , ces personnes égocentriques et narcissiques qui veulent s'imposer en dépit du mal-être qu'elles diffusent autour d'elles. Romane, jeune femme dynamique, a créé une société de coaching dont le but est d'apprendre à ces personnes à développer leur côté humain. Les personnages, bien que caricaturaux, sont attachants. Un moment de lecture sympathique dont le but est de faire réfléchir sur notre façon d'agir ou de réagir face à une situation. Sylvie D.

Les indésirables de Diane Ducret : Un roman poignant, très bien écrit et à lire absolument. Diane Ducret nous relate un pan méconnu de l'histoire de la seconde guerre mondiale, à savoir l'internement de milliers de femmes par l'Etat français dans le camp de concentration de Grus, dans le sud de la France. L'auteure nous fait partager l'histoire et le quotidien sordide de ces femmes qui vont tenter de survivre dignement grâce au chant, à la musique et la poésie. Une belle leçon de vie. Sylvie D.

Backhita de Véronique Olmi : Bakhita a 7 ans quand elle est enlevée dans un village du Darfour par des chasseurs d'esclaves. Les premières pages du livre sont saisissantes d’horreur : viols, tortures, harems, marches forcées dans le désert. La vie de Bakhita est un chemin de croix jusqu'à ce que sa route croise celle du consul italien en poste au Soudan, elle le suit à Venise. Placée dans une institution religieuse, elle est touchée par la grâce et rentre dans les ordres. Elle devient la Madre Moretta, la petite mère noire qui a un don particulier pour soigner les enfants. Partout où elle passe on l’adore, on la prie, on l’encense. Ce destin hors du commun aura peut-être du mal à être compris par ceux qui n’ont pas la foi ? Comment un être humain peut-il croire si fort en la vie pour se sortir de toutes ces épreuves ? Quoiqu'il en soit, ce roman ne peut laisser indifférent. La prose de Véronique Olmi multiplie les comparaisons pour donner au récit un ton grave et sentencieux. Ce livre est une , terme flou désignant un roman inspiré de personnages réels. L'exofiction est la tendance automne-hiver 2017. Oui, Bakhita a bien existé. Elle a raconté elle-même son histoire dans qui fut un best-seller en Italie en 1931. Bakhita a été canonisée en l'an 2000 par Jean Paul II. Sabine C.

 

Le début des haricots de Fanny Gayal :

- Anna, médecin urgentiste à 30 ans, n'a jamais su se défaire de l'emprise de son père, grand ponte de la médecine, qui fait trembler tout son service et sa fille en particulier. Anna n'a pas le temps de penser à elle, elle se néglige. Elle part à un congrès de cardiologie à San Francisco sans entrain et là, par un concours de circonstances rocambolesques, elle participe à un stage de psychothérapie en délaissant le congrès de cardiologie tout au moins en partie car le remords la ronge ! Elle découvre là un autre monde où l’on apprend à ceux qui sont mal dans leur peau qu’il n’est jamais trop tard pour prendre sa vie en mains. De ce roman léger comme une bulle, on peut retirer qu’il vaut mieux ce genre de stage que de tomber dans la déprime. Salutaire donc ! Sabine C.

- Anna est médecin-urgentiste. Son père, homme très autoritaire, est un grand cardiologue renommé et est le chef de l'hôpital, dans lequel elle travaille. La dernière garde qu'elle effectue avant de s'envoler vers San Francisco la voit se questionner sur son futur en tant que médecin. Tous les ans, elle représente son paternel à un congrès de cardiologie. Quand elle atterrit en Californie, sur un coup de tête, elle décide de ne pas rejoindre les médecins et s'inscrit à un stage de psychothérapie... Les personnages sont sympathiques et attachants. Le ton est léger. Livre Détente. Christine D.

 

Le choix des autres de Françoise Bourdin Lucas, Clémence et leurs deux filles, Virgile et Philippine : deux couples vivent en harmonie dans un grand chalet

luxueux dans les Alpes, à proximité de Gap. Les choses vont se compliquer pour Virgile car il pense à son avenir et veut des enfants mais Philippine n'y pense même pas ! Le retour dans la région de l'ex-mari de Clémence va remettre en cause leur sécurité. Un beau roman d'amitié, une lecture fluide, agréable, des personnages sympathiques, on aurait aimé peut être savoir la suite du projet de vie de Virgile... Corinne C.

 

La salle de bal d’Anna Hope : La salle de bal se situe dans l'asile d'aliénés de Sharston, en Angleterre. C'est un lieu où chaque vendredi les internés peuvent danser sous l'autorité du Docteur Fuller qui en est le chef d'orchestre. En 1911, Ella, une ouvrière fileuse et John, un irlandais taciturne, s'y croisent. Amour, haine, ambition, folie donnent le tempo de ce roman captivant et instructif. Christine D.

 

Les couleurs de la vie de Lorraine Fouchet : Malgré des sujets pas très gais, le ton reste toujours optimiste et plein de tendresse. Les rapports intergénérationnels entre personnages attachants nous entraînent dans la réflexion du vieillissement, de l’amour-désamour filial. Le style est original avec l’intervention d’objets qui donnent leur point de vue. Un hymne à la vie. Marie-Christine G.

 

Et soudain, la liberté d’Evelyne Pisier et Caroline Laurent : Evelyne, écrivaine et politologue, voulait depuis des années raconter son histoire à travers celle de sa mère. Quand elle décède subitement, Caroline, sa jeune éditrice, décide de poursuivre son œuvre. Il s'agit d'un roman biographique dans lequel les souvenirs d'Evelyne sont mis en fiction. Il retrace le parcours de deux femmes éprises de liberté. Entre l'Indochine, Nouméa et Cuba, la mère et la fille participent aux enjeux majeurs de la société : la fin de l'Empire colonial, l'émancipation de la femme et l'engagement politique. C'est un livre dans lequel alternent le récit d'une vie et la voix de Caroline, l'éditrice qui nous parle de son lien très fort avec Evelyne. C'est un roman puissant. Certaines révélations vous surprendront. A lire sans hésiter. Sylvie D.

NB : ce livre a reçu le Prix Première Plume du Furet du Nord ainsi que le prix Marguerite Duras 2017.

 

L’art de perdre d’Alice Zeniter :

  • Naïma retrace le destin de sa famille sur trois générations entre la France et l’Algérie. Fin des années 1950 en Kabylie, Ali son grand-père exploite une oliveraie et devient Harki presque malgré lui. En 1962, il est contraint de quitter le pays pour la France afin de sauver sa famille. Les exilés sont parqués dans un camp de regroupement de Rivesaltes. La famille s’installera par la suite en Normandie. Dans la deuxième partie du livre on suit Hamid, le père de Naïma, qui tente de se faire une place dans la société française. Passé occulté, peurs, silences, c’est un roman dense et puissant sur l’immigration et l’identité. Claudine F.

- Il y a beaucoup d'émotion et d'amour dans ce livre, même si les sentiments restent muets, faute de mots pour dire je t'aime ou je te comprends. Ce roman est poignant. Il évoque les destins brisés, les séquelles de la colonisation, l'exil, le déracinement, le poids de l'héritage familial mais aussi la force de l'amour filial. L’auteure met en scène la violence des relations France-Algérie qu'elle va suivre à la trace sur trois générations et conte le destin de cette famille d'immigrés, arrivée en métropole, au lendemain de l'indépendance de l'Algérie. Marie-Christine G.

Ma Reine de Jean-Baptiste Andrea :Entre une vieille station-essence et une Provence sauvage, Shell est un garçon un peu dérangé. L’école l’a renvoyé. Pour prouver qu’il est grand, un jour, il décide de partir à la guerre. Or, nulle guerre ne sévit.. Il fugue et rencontre des personnages cabossés par la Vie. Son imaginaire galope et l’impossible devient vrai. Un premier roman qui ne peut laisser indifférent. Une ode à la liberté, à la tendresse, au milieu du silence et des odeurs du maquis. Sabine C.

 

COUPS COEUR 30 SEPTEMBRE 2017

 

 

Frappe-toi le coeur d’Amélie Nothomb :

- Le sujet de la jalousie entre mères-filles est assez puissant et l’auteure nous le livre d’une écriture fluide, dans un style soigné. Il n’en est pas moins poignant. On prend de plein fouet les dégâts que peuvent causer certaines relations parents-enfants. Un très très bon Amélie Nothomb. Je ne l’ai pas lâché. Marie-Christine G.

- Diane n’est pas aimée de sa mère. Elle grandira auprès de ses grands-parents et rencontrera ensuite Olivia, professeur de cardiologie. Deviendra-t-elle sa mère de substitution ? Ce roman traite le thème de la jalousie maternelle avec finesse, le style est percutant et plus classique. Chaque année, j’attends le avec une certaine impatience et curiosité ; cette fois, les lecteurs ne seront pas déçus. Claudine F.

 

La beauté des jours de Claudie Gallay : L'histoire de Jeanne, postière dans l'Isère. Jeanne mène une vie normale, limite banale, bercée par l'habitude. Elle a épousé Rémy et ils ont des jumelles et sont heureux ensemble. Jeanne aime aussi l'inattendu, elle est fascinée par une artiste serbe, lui écrit des lettres. Elle retrouve aussi son amour de jeunesse et elle voudrait bousculer le cours de sa vie et être un peu plus audacieuse. C'est le portrait d'une femme discrète, un roman du temps qui passe, du bonheur simple. Un petit roman tendre et apaisant. Corinne C.

 

Quand on s’y attend le moins de Chiara Moscardelli : Pénélope, une Bridget Jones à l’italienne. Comédie romantique un peu loufoque où l’histoire prend une tournure un peu tirée par les cheveux mais les dialogues teintés d’humour et le suspense en font un livre de chick-lit assez agréable. Ecriture dynamique. Marie-Christine G.

 

Summer de Monica Sabolo : Benjamin, le narrateur, voit le psychiatre deux fois par semaine. Il vit dans un tout petit appartement, prend des anxiolytiques et fume des joints, hanté par le souvenir de sa soeur, Summer, disparue lors d’un pique-nique où il était présent. Un jour, il se décide enfin, à 45 ans, à faire face à cet événement qui l'a toujours empêché d'avancer. Nous voyons un homme à la recherche d'un passé qui pourrait enfin le faire renaître à la vie. On s’aperçoit comment les secrets et la non communication peuvent une cellule familiale. Troublant. Très belle écriture poétique. Marie-Christine G.

COUPS COEUR AU 2 SEPTEMBRE 2017

 

La dernière des Stanfield de Marc Levy : Un an après le décès de sa mère, Eleanor-Rigby, qui vit à Londres, reçoit une lettre anonyme, l’informant que sa mère a eu un passé criminel. Dans le même temps, Georges Harrison qui vit au Québec, reçoit également une lettre anonyme, lui demandant de faire une petite enquête concernant le passé de sa mère, la connaît-il vraiment ? L’auteur de ces lettres donne rendez-vous à Eléanor et à Georges dans un pub sur le port de Baltimore. Quand ils arrivent dans le petit bar, ils trouvent une photo sur laquelle leurs mères sont ensemble… Ces deux personnes ne se connaissent pas mais vont ensemble remonter l’histoire et chercher sur le passé de leurs mères respectives. Commence alors une saga familiale, qui démarre en 2016 entre Londres et Montréal, passant par le bar sur le port de Baltimore en 1980 et en 1944 en  France au moment de la libération. Trois générations de personnes très touchantes, avec des secrets de famille, des blessures, des mensonges, des tourments de jeunesse et des horreurs… Un Suspens jusqu’à la fin. Pourquoi l’auteur a-t-il voulu la rencontre d’Eleanor et Georges ? Quel crime leurs mères ont-elles commis et quel est le lien qui les unit ? Stéphanie B.

 

Les indésirables de Diane Ducret : Mai 1940. Sur ordre de l'Administration française, les femmes étrangères, les femmes d'origine allemande ou ayant fui l'Allemagne, les juives, toutes ces femmes mariées sans enfant, les célibataires, sont parquées au Veld'Hiv et plus tard sont emmenées dans le camp de Grus, dans les Pyrénées.

Un portrait de femmes, leur courage, leur ténacité, leur volonté, leur amour, leur féminité.... au milieu de l'horreur de ce camp, de la puanteur, de la faim, du froid et des conditions atroces de détention, Lise et Eva vont se lier d'une très grande amitié. Elles vont réussir, avec l'aide du commandant de ce camp -et aussi de l'infirmière et avec l'aide des hommes, des Espagnols, eux aussi parqués non loin de ce camp-, à monter un cabaret. ... A lire absolument !  Corinne C.

 

Cartes postales de Grèce Victoria Hislop : Ellie, une jeune Londonienne, reçoit des cartes postales de Grèce signées et destinées à la précédente locataire jusqu’au jour où tout s’arrête. Elle décide alors de visiter ce pays et reçoit le jour de son départ un carnet de voyage rédigé par . Elle emporte ce carnet et va le lire pendant son séjour.

Histoire de la Grèce d’hier et d’aujourd’hui, un périple plaisant et bien documenté, un roman illustré, original. Claudine F.

 

Petits secrets, grands mensonges Liane Moriarty : A la fête de l’école maternelle d’une petite ville d’Australie, un adulte tombe du balcon et se tue. S’agit-il d’un accident ou d’un meurtre ? Six mois avant, au moment de la rentrée scolaire, un incident va diviser les familles en dux clans. Les retours en arrière du récit font monter la pression. Un livre facile à lire. Claudine F.

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COUPS COEUR AU 1er JUILLET

 

La Tresse de Laetitia Colombani :

 - Trois continents, trois femmes que tout sépare, qui ne se connaissent pas - Smita en Inde, Giulia en Sicile et Sarah au Canada - entre lesquelles va se tisser un lien intime. Trois histoires qui s'entrelacent, trois portraits de femmes courageuses dans l'adversité et qui luttent pour changer leur destin. Un premier roman lumineux, avec une belle écriture et à la forme originale. Un très beau moment de lecture qui nous fait en plus découvrir l'horreur de la situation des intouchables. Sylvie D.

  • Smita en Inde, Giulia en Sicile, Sarah au Canada : trois femmes, trois parcours, trois vies de combats. Trois destins reliés par leurs cheveux comme pour former une tresse. Chacune à sa manière et à son niveau doit faire face à de nombreux défis liés à sa condition de femme dont les droits ne sont jamais complètement acquis. Elles ne le savent pas mais leurs destins sont liés, dans un monde où, malgré les distances, chacun appartient à la même grande famille : l'humanité. Je l’ai dévoré. Marie-Christine G.

 

Une bobine de fil bleu d’Anne Tyler : Une famille en apparence comme les autres qui a ses joies, ses manques, ses non-dits avec une réflexion sur la vieillesse, l’héritage des biens... Le lieu de toutes les réunions familiales est la maison des parents, une maison qui a une longue histoire. On déroule cette bobine et on remonte le fil du temps au milieu de tous ces personnages. Marie-Christine G.

 

Mémé dans les orties d’Aurélie Valognes : Un vieux monsieur acariâtre, et suicidaire, est craint dans son immeuble où il n’apprécie personne. Le seul être trouvant grâce à ses yeux est sa chienne, Daisy. La concierge lui en veut tellement que sa vengeance passe évidemment par cette chienne jusqu’au jour où une petite fille de 13 ans le force à lui ouvrir sa porte... et plus encore au point que cet homme s’ouvre aux autres êtres vivant autour de lui. Humour, tendresse... Lecture de vacances. Marie-Christine G.

 

Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt : Je suis une inconditionnelle de Grégoire Delacourt, pour surtout sa facilité -dans l’écriture- à se mette dans la peau d’une femme. De plus, il nous emmène dans des endroits que nous connaissons à Lille et on s’y retrouve, évidemment. Mais, je dois dire que la première partie ne m’a pas emportée autant qu’elle emporte Emmanu(elle). J’ai plutôt apprécié la deuxième partie. Cela dit, il reste un bon roman pour cet été. Marie-Christine G.

 

Quand sort la recluse de Fred Vargas : Trois morts par morsures d'araignée : la recluse. C'est une enquête qui n'apparaît pas être de la compétence de la police mais plutôt médicale. Pourtant, le commissaire Adamsberg va découvrir qu'il faut plus de 150 recluses pour tuer un homme. Les recluses sont des araignées cachées, fuyant l'humain, difficiles à attraper et dont les morsures sont venimeuses une fois sur trois. Quand sort la recluse, se réactivent les blessures d'autrefois, s'ulcèrent les plaies jamais fermées, suppurent les cicatrices, se réveillent les fantômes et les terreurs endormies... Une histoire très prenante de Fred Vargas. Sylvie F.

 

Sharko de Franck Thilliez : Lucie Hennebelle, flic du 36 quai des Orfèvres, est appelée par sa tante concernant une affaire de son défunt mari. Il s'agit de la disparition d'une jeune fille sans vrais problèmes, excepté être harcelée par un ancien violeur. Lors de son arrivée chez cet ex-détenu, Hennebelle le tue par légitime défense. N'ayant pas suivie la procédure légale et afin de la protéger, son conjoint, Sharko maquille la scène de crime. Dès ce moment, le couple de flics va se retrouver dans une situation très délicate. Ils ont récupéré l'enquête et vont s'enfoncer dans les brumes de la noirceur humaine... Franck Thilliez nous régale avec une histoire des plus terribles qui fait appel tant aux mythes qu'aux sciences. Milieu mafieux, rites sectaires... Sylvie F.

 

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COEUR AU 27 MAI 2017

 

 

Un clafoutis aux tomates cerises Véronique de Bure : Jeanne a 90 ans, elle nous raconte son quotidien au fil des quatre saisons. Son mari, René, décédé, est toujours bien présent. Autonome, Jeanne vit dans un village près de Vichy et nous décrit ses rencontres, les sorties avec ses amies, son voisinage et bien sûr les visites de sa famille. On s’attache à Jeanne au fil des pages, un zeste d’humour et beaucoup de tendresse. Claudine F.

 

Les délices de Tokyo Durian Sukegawa : Sentâro tient une petite échoppe où il confectionne, sans passion, des dorayaki, pâtisseries japonaises. Tokue, une mystérieuse vieille dame débarque et insiste pour se faire embaucher. Elle va l’initier à l’art de confectionner la pâte de haricots rouges ; son passé cache un lourd secret. Le style est imagé, l’écriture poétique, facile à lire, un roman tout en douceur. Claudine F.

 

Les règles d’usage de Joyce Maynard : Wendy, 13 ans, vit à New-York avec sa mère, Janet, son beau-père, Josh, et son demi-frère, Louie, 4 ans. Une famille unie et aimante, même si elle reproche beaucoup de choses à sa mère et qu'elle n'a pas vu son père, Garrett, installé dans le Maine, depuis maintenant 3 ans. Ce matin du 11 septembre 2001, chacun vaque à ses occupations habituelles avant de prendre le chemin du collège pour la jeune fille ou des Twins Towers pour Janet, secrétaire. Quand les deux avions s'écrasent sur les tours qui finissent par s'écrouler, la ville est prise de panique. La petite famille rentre chez elle, attendant impatiemment l'appel de Janet. En vain... L'auteur réussit à se mettre dans la peau de cette adolescente et décrit parfaitement les scènes du quotidien. Un roman pudique, émouvant et subtil sur le deuil et la perte de l'innocence dans un monde devenu chaotique. Marie-Christine G.

 

Maudit karma de David Safier : Kim, animatrice vedette de la télé va passer, en un éclair, de la vie à trépas et démarrer une nouvelle vie dans le corps d'une fourmi. Un récit rythmé, bourré d'humour et qui malgré ses faux airs de fable bouddhiste, nous pousse à méditer sur la moralité de cette histoire. Un excellent remède contre la morosité. Marie-Christine G.

 

J’ai toujours cette musique dans la tête :

  • Yanis et Véra ont la petite quarantaine, parents de trois enfants, comme on peut dire... tout pour être heureux. Mais, il y a un mais... Yanis prend une décision professionnelle qui chamboule leur quotidien. L'auteure donne toute à tour la parole à Véra et à Yanis, chacun relatant les événements, ajoutant ce que l'autre ne sait pas. Une histoire sur les choix d'une vie, sur l'évolution d'une carrière et sur la volonté qu'on y met à la réussir. Marie-Christine G.

  • L’histoire d’un couple de 40 ans, heureux, trois magnifiques enfants. Yanis est autodidacte dans le bâtiment et travaille avec Luc, le frère de Véra, architecte, mais vit mal cette collaboration et se sent frustré. Arrive Tristan, un client qui ne jure que par Yanis et le pousse à se lancer à son compte et l’histoire prend une tournure surprenante... On s’y attend mais... Vie de couple, vie de famille, amitié, travail, manipulation, confiance... Ecriture fluide. On est impatient de savoir la fin. Corinne C.

 

Une bobine de fil bleu d’Anne Tyler : Une histoire de famille avec des retours en arrière, des personnages très typés, une mère extravagante, une fratrie où chacun a du mal à prendre sa place. Un léger suspense. Livre où de nombreux petits détails de la vie de tous les jours aident le lecteur à saisir l’ambiance. Un bon livre de vacances. Sabine C.

 

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COUP DE COEURS AU 22 AVRIL 2017

 

Chanson douce de Leïla Slimani (Prix Goncourt 2016) : Je l’ai lu d’une traite. Il faut dire que l’on est dans le vif du sujet dès la première page où l’on découvre les deux enfants de Myriam et Paul qui ont été tués par leur nounou... L’auteure nous amène par petites doses à l’irréversible réalité où Louise, la nounou, bascule dans la folie meurtrière. C’est un drame psychologique très dérangeant. L’écriture est puissante, excluant, par moments, toute sentimentalité. Marie-Christine G.

 

Roland est mort de Nicolas Robin : Il y a certes un humour grinçant mais on ressent aussi la triste vie de Roland qui est mort seul sans famille ni ami. Des situations cocasses pour savoir quoi faire du chien ou de l'urne surtout pour un voisin qu'on a si peu connu. On rit là où l’on pourrait pleurer et inversement. Mais dans l’ensemble, j’ai ri. Marie-Christine G.

 

Par amour de Valérie Tong Cuong : C'est une histoire qui a pour cadre la seconde guerre mondiale plus précisément au Havre, ville durement touchée par le conflit. Au travers des vies de deux familles havraises dont les femmes sont sœurs, on suit les efforts de chacun pour tenter de survivre à l'horreur. L'ange choisi est intéressant. Les différents acteurs prennent la parole afin de faire le récit de "leur guerre". Parents et enfants se relaient. Beaucoup de suspens, bien documenté, plein de rebondissements. Leur carburant était le courage, l'abnégation et l'amour. Très beau livre dans lequel on apprend encore des choses (ex l'évacuation des enfants en Algérie). Christine D.

 

Les furies de Lauren Groff : C'est une histoire d'amour qui se passe en Floride. Lotto, diminutif de Lancelot, né dans les années 80 a un père richissime. Sa mère Antoinette est une sirène. Elle se déguise pour réaliser des shows aquatiques. Lotto est beau, ne manque de rien et est très heureux jusqu'à ses 13 ans où son père meurt brutalement. Il commence à avoir de mauvaises fréquentations donc sa mère l’envoie à Boston dans un pensionnat. C'est très dur pour lui étant donné qu'Il ne peut jamais rentrer chez lui mais il va finir par s'y faire et se faire des copains. Il s'amuse à nouveau. Beaucoup de drogues, beaucoup de filles jusqu'au jour où il rencontre la superbe Mathilde. C'est un coup de foudre, il la demande en mariage rapidement. Le couple qu'ils forment est l'image type d'un partenariat réussi mais les histoires d'amour parfaites cachent souvent des secrets qu'il vaudrait mieux taire... Ainsi on suit durant 23 années la vie de ce couple. la première partie d'un point de vue de Lancelot, la seconde partie avec les yeux de Mathilde. 

Ce roman a été élu par Barack Obama comme meilleur roman de l'année 2015. Il a eu un gros succès aux états unis. On est servi en coup de théâtre dans la deuxième partie du livre mais on peine parfois à lire certains passages : Lotto est dramaturge ! Christine D.

 

Ce mexicain qui venait du Japon et me parlait de l’Auvergne de Jean-Claude Laumière : Benjamin Lechevalier quitte l’île d’Oléron et sa mère pour venir à Paris afin d’intégrer une entreprise qui le fera voyager : il est le nouveau «chargé de l’accroissement du rayonnement extérieur « de la Cité de l’Air du Temps. Il parcourt la France puis les capitales européennes et envoie régulièrement des cartes postales à sa mère, en filigrane apparaît la quête du père qui a quitté la famille il y a 10 ans.

Très vite il se rend compte qu’il ne profite pas de ses voyages entre aéroport et hôtel, il croise Clara qui représente une fondation culturelle parisienne financée par un mécène.

Benjamin passe de l’utopie au désenchantement en gaffant régulièrement.Ce roman dénonce la commercialisation des voyages. Traité avec humour une comédie douce amère pleine de tendresse,le personnage de Benjamin est attachant. Claudine F.

 

De tes nouvelles d'Agnès Ledig : Anna-Nina et Eric avaient quitté le village vosgien à la fin de l'été... Ils sont donc revenus pour la rentrée de septembre chez Valentine. Malgré l'incertitude des sentiments d'Eric, il est revenu en pensant fortement fonder une nouvelle famille. Deux faits marquants vont se dérouler dans cette nouvelle histoire mais nous retrouvons nos quatre personnages très attachants : Valentine, Gustave, Gaël, Eric et sa fille. Une suite du roman . Ecriture très fluide, agréable à lire. Corinne C.

 

La téméraire de Martine Westphal (Prix LireElire) : Roman très court mais bouleversant ! Sali et Bartolomeo, un amour qui dure depuis 30 ans. Bartoloméo, un roc, un socle, qui, sur les sentiers des Pyrénées est victime d'un grave AVC et deviendra un véritable légume... Sali, cette petite chose fragile, décide de rendre heureux les derniers instants de son mari. Un thème très fort. Un petit roman très touchant. Corinne C.

 

NUIT de Bernard Minier : Un train de nuit sur les routes enneigées de Norvège, il emmène Kristen (policière) à Bergen. Dans l'église de Bergen a été découverte une femme massacrée. Cette femme assassinée travaillait en mer sur une plateforme pétrolière. Lorsque Kristen et son collègue atterrissent sur la plateforme, ils constatent qu'un employé manque à l'appel. En fouillant, la cabine du suspect, Kristen découvre des photos où apparaît Martin Servaz (commissaire au SRPJ de Toulouse) et également une photo d'un enfant inscrit Gustav. Kristen et Martin Servas vont enquêter sur les traces Julian Hirtmann, tueur psychopathe enfuit d'un hôpital psychiatrique des Hautes Pyrénées. 

La construction de l'intrigue est aussi folle que minutieuse. Haines, Peurs, tensions. de quoi, plus d'une fois, en avoir le coeur qui fait des arythmies. Sylvie F.

 

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COUPS DE COEUR AU 18 MARS 2017

 

 

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais : Tatiana avait 14 ans, Eugène en avait 17. Elle était naïve, rêveuse et amoureuse d'Eugène. Lui était contre la vie, l'amour et les rêveurs. Dix ans plus tard, ils se croisent par hasard. Ils ont grandi, leur vision de la vie a changé, leurs attentes aussi... Roman plein de poésie, de douceur et d'intelligence, c'est un petit bijou (et l'écriture en vers n'est pas un obstacle à la compréhension, loin de là). Anne H.

 

Le journal de Bridget Jones - Baby de Helen Fielding : Bridget approche de la quarantaine. Elle est célibataire, a un appartement, une voiture neuve et un bon travail.Son horloge biologique la titille mais après ses fiançailles rompues avec Marc d’Arcy, aucun autre prétendant au mariage ne s’est présenté. Bridget s’est fait une raison. Elle n’est pas faite pour être mère et sa réussite professionnelle la satisfait pleinement. Lors d’un baptême où elle est la marraine, elle revoit Marc d’Arcy pour la première fois depuis leur rupture. L’attirance est toujours réciproque. Mais au lendemain du baptême, Marc disparait. Bridget, déçue, se console quelques jours plus tard dans les bras de Daniel Cleaver, dragueur invétéré, qu’elle connait bien, pour être tombée sous son charme plusieurs fois. Trois mois plus tard, Bridget découvre, sidérée, qu’elle est enceinte. C’est une merveilleuse nouvelle mais qui est le père ? On retrouve dans ce roman l’humour so british qui a fait le succès de la série de livres et de films du même nom. Anne H.

Là où se croisent quatre chemins de Tommi Kinnunen : Ce roman raconte le destin d‘une famille sur trois générations, de 1895 à 1896, au cœur de la taïga finlandaise. Maria, sage-femme indépendante, élève seule sa fille, Lahja qui a son tour a un enfant hors mariage. Lahja épouse Ovni et ils fondent une famille. Les rêves et les secrets se dévoilent progressivement. L’auteur retrace également un siècle d’histoire de la Finlande. L’écriture est sobre et la construction originale, on se laisse emporter. Claudine F.

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COUPS DE COEUR AU 4 FEVRIER 2017

Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delcourt :

- A 40 ans, Emma a suivi la voie que son milieu et son éducation lui a tracée. Elle a épousé Olivier, un concessionnaire automobile. Ils ont eu trois enfants. Ils habitent une maison bourgeoise à Bondues où Emma avoue s’être assoupie . La vie s’écoule paisible jusqu’au jour où elle rencontre Alexandre, journaliste. C’est le vertige, la passion folle, le coup de foudre qui permet toutes les folies. Il faut bien du talent à Grégoire Delacourt pour écrire cette passion avec ses mots incisifs et son style percutant. La nature omniprésente offre de jolies pages. On se coule facilement dans la peau d’Emma, on vibre avec elle, on souffre avec elle avec cette impérieuse envie de profiter du présent. Une belle leçon d'humanité. Sabine C.

- Emma, 40 ans, mariée, trois enfants, croise le regard d'un homme dans la Brasserie André, rue de Béthune, à Lille. Là, le coup de foudre, la puissance de l'attirance et du désir ! Qu'arrive t-il ? La douleur de l'absence, le deuil, mais aussi l'amour peut sauver. Un roman magnifiquement écrit, l'auteur a le sens des jolies formules. Corinne C.

Et tu trouveras le trésor qui dort en toi de Laurent Gounelle : Alice est jeune cadre dynamique en communication dans un grand groupe. Elle retrouve Jérémie, son ami d'enfance. Jérémie est prêtre de campagne et se désole du peu de fidèles dans sa paroisse. Alice veut absolument aider son ami, elle va se plonger dans les textes bibliques. Roman qui mérite réflexion sur l'ego. Corinne C.

Les mille talents d’Euridice Gusmào de Martha Batalha : Histoire un peu fantaisiste qui nous parle de la condition féminine dans les années 40, au Brésil. On y trouve aussi la famille qu’il faut préserver à tout prix, quitte à s’arranger des secrets et de la vérité. Ecriture originale. Quelques personnages truculents. Couverture très chatoyante. Lecture très agréable. Marie-Christine G.

 

 

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COUPS DE COEUR AU 7 JANVIER 2017

 

Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue : Jende Jonga, originaire du Cameroun, arrive à New York pour réussir aux États-Unis. Immigré illégal, il décroche une place de chauffeur auprès d’un riche banquier du groupe Lehman Brothers. Très vite, fait venir sa femme, étudiante en pharmacie, et son fils ; l’objectif est d’acquérir la carte verte qui leur permettra de travailler officiellement et réaliser leur rêve. Ils entament les démarches pour passer au bureau d’immigration afin de régulariser leur situation. Nous sommes en 2007 et la crise des subprimes survient. Un livre d’actualité intéressant et réaliste sur le thème de l’intégration. Les personnages sont attachants. Facile à lire . Claudine F.

 

La dernière réunion des filles de la station-service de Fannie Flagg : Sookie, la soixantaine, vit en Alabama. Elle vient de marier sa dernière fille et espère se reposer un peu avec son mari dentiste, Earle. Elle s’occupe de sa mère Léonore, une femme excentrique au fort caractère. Une lettre va lui révéler un secret de famille. L’histoire est pétillante. Un livre gai qui rend hommage aux femmes pilotes d’avion durant la 2ème guerre mondiale. Les chapitres alternent entre l’époque actuelle en Alabama et une famille polonaise des années 30 aux États-Unis. Un bon livre de détente. Claudine F.

 

N’oublie pas que je t’aime de Jérôme Arnaud Wagner : L’auteur perd sa femme de 35 ans suite à une erreur médicale. Il l’aime à la folie. Il veut prouver par ce livre que rien n’est fini même après la mort. On oscille entre rire et larmes. Roman autobiographique. Corinne C.

 

Les règles d'usage de Joyce Maynard : Wendy a 13 ans, elle vit à New York avec sa mère qui a renoncé à sa carrière de danseuse pour un emploi de secrétaire afin d’assurer à sa fille une sécurité matérielle. Puis la maman rencontre Josh, l'homme de sa vie, un musicien qui aime Wendy comme sa propre fille. Ils lui ont donné un petit frère, Louïe.

Arrive le drame des tours du World Trade Center où la maman travaille. Commencent alors d'interminables journées d'attente, en courant d'un hôpital à l'autre, en placardant des photos partout, en espérant malgré tout mais il faut bien continuer à vivre. Joyce Maynard relate fort bien l'adolescence, cette période si tumultueuse et contradictoire. Elle évoque la complexité des familles recomposées, le lien mère-fille, le deuil, le chagrin de

Wendy qui peu à peu se reconstruit par des chemin inattendus. Un roman lumineux. Sabine C.

 

Le premier miracle de Gilles Legardinier : Dans ce roman, Gilles Legardinier se lance dans un nouveau registre. Il nous propose de nous plonger dans une aventure qui nous entraîne dans une course poursuite infernale pour empêcher qu'une arme, conçue 2500 ans avant notre ère, ne tombe entre les mains de personnes mal intentionnées. Un roman divertissant. On retrouve l'humour de l'auteur qui s'est appuyé sur des faits réels pour élaborer cette fiction, jusqu'à se poser la question : et si c'était vrai ? Sylvie D.

COUPS DE COEUR AU 10 DECEMBRE 2016

 

 

Riquet à la houppe d’Amélie Nothomb : Amélie Nothomb revisite le conte de Charles Perrault et sait vraiment raconter des histoires et on peut même dans ce roman découvrir beaucoup d'informations sur les oiseaux. L'auteur met donc en scène deux personnages : Déodat, fils d'une danseuse et d'un cuisiner parisiens. Il est d'une laideur repoussante, en effraye ses parents mais il est hyper intelligent et très humain ; ce qui va lui permettre de s'accepter et de séduire son entourage et de se faire aimer. Trémière, une très belle jeune fille, un peu bête et fascinée par sa grand-mère. Un roman d'amour dans lequel on ne peut pas passer à côté de l'injustice et la douleur. Corinne C.

 

 

Repose-toi sur moi de Serge Joncour : Rien ne prédestinait Aurore et Ludovic à se rencontrer mais ils ne savent plus se quitter. Un livre à la fois touchant, inquiétant, violent, poignant, tendre. Une citation que j’ai appréciée : <Quitter c'est se redonner vie à soi, mais c'est aussi redonner vie à l'autre, quitter c'est redonner vie à plein de gens, c'est pour ça que les hommes en sont incapables, donner la vie est une chose qu'ils ne savent pas faire>. Très bonne lecture, belle écriture. Marie-Christine G.

 

L’insouciance de Karine Tuil : L'auteure tisse une toile d'une incroyable densité, mêlant histoire d'amour et drame social, contexte politique et destins individuels. On plonge dans ce roman avec un plaisir croissant au fil des pages, on vibre, on se révolte, on s'attache aussi... La société que nous dépeint Karine Tuil, c'est la nôtre : complexe, violente, hypocrite. Derrière les lieux de pouvoir, par-delà les discours qui prônent l'intégration et la tolérance, la réalité est toute autre ; de quoi donner à réfléchir. Marie-Christine G.

 

Brillante de Stéphanie Dupays : Le monde de l’entreprise est décrit avec beaucoup de réalisme. Le vocabulaire marketing régulier au bureau entre même peu à peu dans la vie quotidienne sans que la jeune cadre ne s’en aperçoive. Pur produit des Grandes Ecoles, Claire est en pleine réussite et ne voit pas venir sa qu’elle prend de plein fouet. Marie-Christine G.

 

Zeina, bacha posh de Cécilia Dutter : Zeina, s’appelle Zoheir car elle/il est , en Afghanistan, fille qui s’est habillée et a pris l’allure d’un garçon pour aider sa famille dans laquelle il n’y avait plus que des filles. Etant garçon, elle peut se retrouver avec d’autres garçons et a un peu plus de libertés (si l’on peut dire !). Lors d’un voyage à Paris avec une responsable de l’association Solidarités de Kaboul, elle ne retourne pas au pays. Après bien des déboires parmi les SDF malgré son allure de garçon, un photographe la repère, la prend sous son aile pour la faire devenir mannequin et retrouver sa féminité. Il marque aussi très fort son emprise de laquelle elle réussit à se sortir pour enfin se reconstruire et se trouver elle-même, pardonne aux siens et surtout veut absolument aider les femmes afghanes. Dur de découvrir cette réalité de vie ainsi que les , jeunes garçons vendus comme objets sexuels à des notables etc. et imaginer que de telles privations de libertés existent encore !!! On n’en sort pas indemne. Marie-Christine G. 

COUPS COEUR AU 5 NOVEMBRE 2016

 

 

L'insouciance de Karine Tuil : Avec ce roman, nous sommes en plein dans notre monde contemporain qui nous touche et nous inquiète. Quatre personnages principaux : Osman Tiboula, conseiller à l'Elysée, Romain Roller qui revient traumatisé de l'Afghanistan, Marion Decker, journaliste et François Vely, homme d'affaires. Chaque chapitre aborde alternativement chacun de ces quatre personnages. On côtoie le monde des affaires, celui de la guerre et celui de la politique où tous les coups sont permis. Impossible de lâcher le livre ! Une vraie réussite. Sabine C.

 

Dans les prairies étoilées de Marie-Sabine Roger :Il est des livres qui rendent heureux. Marie-Sabine Roger -auteure de "Bon rétablissement" et "36 chandelles"- récidive dans ce roman pour notre plus grand plaisir. Merlin, auteur d'une série BD à succès, s'est inspiré de son meilleur ami pour son personnage principal. Or, ce dernier décède en demandant à Merlin de faire également mourir son personnage dans la BD. Merlin va-t-il respecter les vœux de son ami ? C'est un roman sur les difficultés de la création mais aussi un bel hymne à l'amitié. Un roman plein d'humour, de tendresse et de poésie, superbement écrit. Les personnages, comme d'habitude, sont truculents. A lire et à relire. Sylvie D.

Comme dans ses précédents romans, Marie-Sabine Roger nous écrit un roman où l’humour est présent. Un auteur de BD, bloqué dans son inspiration après le décès de son meilleur ami qu’il adaptait dans chacun de ses albums. Bon moment de lecture. Marie-Christine G.

 

Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby : 1952. Mathilde a 8 ans. Elle couve des yeux son père, Paul Blanc. Le Paulo, c'est quelqu'un. Il tient le bar Le Balto. C'est une vedette, au village, le boute-en-train. Avec son harmonica, il répand la joie de vivre autour de lui. Les affaires marchent bien, même si Paulo, toujours prêt à aider, n'est pas trop regardant avec les mauvais payeurs. Pour attirer son attention, Mathide multiplie les jeux dangereux. C'est sa façon d'exister à ses yeux. Mais Paulo tombe malade. La tuberculose... Cette maladie contagieuse fait peur et tout le monde ou presque lui tourne le dos. Paulo ne peut plus travailler et doit vendre le Balto. C'est la descente aux enfers pour toute la famille. Mais c'est sans compter avec Mathilde, qui, à force de courage, de volonté et d'abnégation va maintenir l'unité de la famille. C'est une histoire forte, joliment écrite, qui ne nous laisse pas indifférent. Anne H.

 

Les maraudeurs de Tom Cooper : Jeanette, petite ville de Louisiane, a subi cinq ans auparavant l'ouragan Katrina et maintenant la marée noire y ajoute la pollution sur les côtes. La pêche à la crevette, principale activité de cette ville, est difficile. Les habitants très pauvres ont davantage de difficultés qu'auparavant. On y fait la connaissance de personnages pittoresques : Lindquist, pêcheur manchot, fan de Jean Laffitte et s'imaginant retrouver le trésor à l'aide d'un détecteur de métaux ; Wes, un adolescent en rupture avec son père depuis la disparition de sa mère suite à l'ouragan ; les frères Toups, des jumeaux psychopathes, fabricants de marijuana... une galerie d'écorchés de la vie avec une petite part d'humanité. Sans oublier l'agent d'assurance Grimms, envoyé par la Compagnie du pétrole pour acheter les biens des pêcheurs contre une somme modique. Le drame commence par la perte de la prothèse de Lindquist et ses conséquences nous entraînent dans une série d'événements surprenants. Il règne une atmosphère à la fois moite, suffocante, caniculaire et glauque. Ce roman nous fait découvrir une région hostile, peuplée de bêtes sauvages, dans un milieu marécageux. Les descriptions de la Louisiane et du bayou (étendue d'eau formée par les anciens bras et méandres du Mississippi) sont d'une grande précision. L'auteur nous offre un roman déjanté et remarquable. Sylvie F.

 

Le nouveau nom d’Elena Ferrante : Cette suite de   nous permet de retrouver les deux adolescentes, Elena, la narratrice, et Lina. L’histoire d’amitié qui les lie est toujours aussi complexe. Elles suivent des voies très différentes, leurs destins s’entrecroisent. Lina est jeune mariée riche mais comprend vite son erreur ; Elena poursuit ses études. L’analyse des personnages est fine, la société italienne des années 60 et la condition féminine sont très bien décrites. Une saga envoûtante. Claudine F.

 

Petit pays de Gaël Faye : Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec son père Français, sa mère Rwandaise et Ana, sa petite soeur. Il découvre qu'il est métis, tutsi et francais, restera bouleversé par la séparation de ses parents et un peu plus tard traumatisé par le génocide des tutsis et le drame du Rwanda. D'un côté, on est transporté dans le décor de l'Afrique : les hippopotames, les crocodiles, les hibiscus, les mangues, les orchidées sauvages et de l'autre, la tragédie de la guerre civile, les villages ravagés, les exécutions, les cadavres. Gabriel aurait voulu garder l'insouciance de son enfance et de ses copains et se réfugiera dans les livres qu'une voisine d'origine grecque lui prêtera pendant les mois de terreur. Un premier roman bouleversant. Corinne C.

 

La soeur de la tempête de Lucinda Riley (Tome 2) : L’auteur nous offre un magnifique concerto d’émotions, un récit que l’on vit pleinement. Dans le Tome 1 (Les Sept soeurs), on mêlait l’art de l’écriture, plus précisément de la traduction, ici, on est à la fois sur l’univers de la navigation et sur un univers musical riche. Le voyage continue... en Norvège. Emotions, secrets, mystères, fait historiques, une saga bien ficelée. Marie-Christine G.

 

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COUPS COEUR AU 8 OCTOBRE 2016

 

L’étrangère de Valérie Toranian (Prix Lire-Elire) : Une petite-fille, Valérie, cherche à connaître mieux ce qu’a vécu sa grand-mère, Aravni, mère de son père, Vram, elle qui a vécu le génocide arménien en 1915. La mère de Valérie est française, professeur de français et Valérie est partagée entre ses racines arméniennes et la culture française. L’alternance des chapitres entre les événements tragiques du passé et des situations parfois cocasses entre les deux cultures rend ce roman très touchant. Marie-Christine G.

 

Les sept soeurs de Lucinda Riley : Ce roman m’a emportée dès le début. Empli d’émotions et de couleurs, l’auteure nous fait voyager, entre la Genève, Rio, Paris en retraçant des événements historiques. Les personnages sont attachants et on attend avec impatience de lire le 2e tome ; chaque soeur ayant son tome. Marie-Christine G.

 

Repose- toi sur moi Serge Joncour : Rencontre improbable entre deux personnes qui vivent dans le même immeuble à Paris mais qui n’ont rien en commun. Aurore, styliste de mode, mariée, mère de deux enfants, habite la partie noble ; Ludovic, veuf, ancien agriculteur chargé de recouvrement, vit en face, coté pauvre. Tout les oppose, sauf peut-être leur solitude. Des corbeaux affolent Aurore et envahissent la cour de l’immeuble, Ludovic les tue mais il n’a pas conscience de l’impact sur leurs deux destinées. On se laisse vite emporter par ce double portrait, la tension est palpable jusqu’au bout. Un roman d’amour contemporain. Claudine F.

 

Le rouge vif de la rhubarbe Audur Ava Olafsdotti : Agustina, jeune adolescente, marche avec des béquilles. Elle n’a jamais connu son père, sa mère vit à l’étranger et lui envoie des lettres. Elle se lance des défis et rêve de faire l’ascension de la montagne qui surplombe son village. Une écriture douce et poétique au cœur d’une Islande rude. Un roman d’espoir. Claudine F.

 

Babylone de Yasmina Reza : A lieu une fête d’immeuble entre amis et voisins () où Elisabeth décide d’inviter quelques amis pour une soirée. Jean Lino, leur ami et voisin, vient sonner, au milieu de la nuit, chez Pierre et Elisabeth et annonce qu’il a tué sa femme, Lydie, à cause d’un malentendu sur les animaux. Elisabeth va aider Jean Lino à transporter le corps et lui conseille de se rendre à la police... Bref, une petite histoire qu’on ne lâche pas entre, amours déçus, exil, solitude et humour. Corinne C.

 

Sous la vague d’Anne Percin : Bertrand, arrière-petit-fils du fondateur du Domaine Berger Laffite, héritier du vignoble de Cognac, se retrouve avec son entreprise chancelante et un véritable chaos qui s’ensuit : sa femme part avec son ancien associé, sa fille se trouve enceinte d’un de ses employés syndicalistes... Il ne trouve réconfort qu’auprès de son fidèle chauffeur, un fumeur de joints, et suite à un accident avec un chevreuil, réussit à porter un autre regard sur la vie. Lecture fluide. Corinne C.

 

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais : Une superbe histoire d'amour avec ses affres, ses questionnements, ses hésitations, son émerveillement. Une typographie originale, des expressions poétiques pour évoquer le quotidien, de l’humour, un texte chamboulé. Lecteurs, courez vite à la Bibliothèque pour Tous de Prémesques pour ce livre qui fait partie du nouveau prix "Hors champ" de l’association CBPT. C'est un régal. Sabine C.

 

Chanson douce de Leila Slimani : Paul et Myriam forment un couple bobo : elle, avocate débordée, lui, ingénieur du son. Ils engagent une nounou pour s'occuper de leurs deux jeunes enfants. Celle-ci se montre parfaite, non seulement elle garde les enfants mais elle fait la cuisine, la vaisselle et se rend de plus en plus disponible, voire indispensable au cours du roman. Cet envahissement s'achève dans le sang contre toute attente. Dès les premières pages, on connaît la fin ! Mais l'auteure fait ce tour de force de ménager le suspense pour que le lecteur reste haletant de connaître le pourquoi du comment. Sabine C.

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COUPS COEUR AU 3 SEPTEMBRE 2016

 

 

Les derniers jours de Rabbit Hayes de Anna McPartlin : Mia, surnommée Rabbit, entre en maison de repos pour y vivre ses derniers jours après une longue bataille perdue face à la maladie. Elle est entourée de ses proches qui ont du mal à accepter cette réalité. Tendrement, avec humour ou émotion, chacun va se plonger dans ses souvenirs d'une vie au côté de Rabbit et aborder l'avenir sans elle. Même si elle aborde un thème difficile qu'est la mort, l'auteure évite le piège de la sensiblerie et évoque le départ d'un être cher avec sensibilité et beaucoup de retenue. C'est un coup de cœur ! Anne H. 

 

Camping-car de Sophie Brocas : Au-delà d’une balade en camping-car, ces trois hommes mis face à leur fragilité m’ont touchée. Un regard tendre sur la vie qui défile et le vieillissement, la relation de couple... Ecriture légère et rythmée. Marie-Christine G.

 

Toujours là, toujours prêt de Patrick Pelloux : L’auteur, urgentiste aux Hôpitaux de Paris, retranscrit ses chroniques parues dans le journal Charlie Hebdo en 2014-2015. On y découvre -sous forme d’anecdotes- la vie ou la mort de personnages de tous horizons. Au passage, Patrick Pelloux dresse un état des lieux alarmant de nos hôpitaux et s’insurge contre les économistes qui les gèrent, car pour lui, la santé ne se résume pas à des chiffres. Son crédo, c’est l’humain et il le crie haut et fort. Et en effet, dans ce livre, que d’amour, que de bienveillance envers les personnes âgées, les SFD, les pauvres, les laissés-pour-compte… C’est un livre qui fait du bien. Anne H.

 

Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand : Yaël est devenue en dix ans une machine de guerre, froide, dure, une carriériste aux dents longues et au coeur de glace. Une femme qui a conditionné son quotidien dans la discipline, l'ordre et le contrôle. Elle, ne vit que pour son travail : pas le temps pour la famille, les amis, l'amour, les enfants.

Cette quête obsessionnelle d'ascension professionnelle cacherait-elle une blessure ?

Mais rien n'est gravé dans le marbre, une rencontre peut tout changer si on on accepte de s'ouvrir à nouveau aux autres… Roman sensible et pudique sur la vie, l'orientation qu'on lui donne. Le ton est juste, authentique, percutant. Je ne l’ai pas lâché. Marie-Christine G.

 

Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand : Iris, femme de Pierre, docteur, travaille en banque mais ne supporte plus ce travail. Son rêve d’enfance était de dessiner des modèles, coudre, réaliser des vêtements. Elle apprend -lors d’un dîner familial- la trahison de ses parents qui lui ont caché son admission en école de couturiers. Fermement décidée à faire une formation, elle intègre l’Atelier à Paris et revient auprès de son mari, très occupé, le week-end. Elle travaille beaucoup et s’épanouit enfin dans la réalisation de robes très convoitées, entourée de très près par sa patronne, Marthe. Sa vie devient un tourbillon d’émotions. Ce bonheur nouvellement faufilé subsistera-t-il ? J’ai dévoré ce roman, emportée par son rythme. Marie-Christine G.

 

REVER de Franck Thilliez : Abigail, phsychiatre aide la gendarmerie dans l'enquête sur la disparition de trois enfants avec prévision d'un quatrième enlèvement. L'affaire se déroule dans des régions totalement différentes mais évidemment des points communs se déclarent : épouvantails retrouvés dans des endroits isolés, avec les vêtements d'un enfant et les cheveux d'un autre etc...Abigail souffre de narcoleptique depuis son enfance. Elle doit donc faire face à cette maladie quotidiennement. Ce qui amène parfois à ne plus distinguer dans le récit s'il s'agit de la réalité ou rêve-t-elle ? Entre les paralysies et les hallucinations hypnagogiques, la frontière entre réel et imaginaire est très fine. Tout au long de ce thriller, la chronologie remonte parfois dans le passé, un chapitre a également été soustrait... Le tout rend le récit très complexe mais très prenant... A vous de le découvrir... SF

 

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COUPS COEUR MAI ET JUIN 2016

 

 

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos : Un roman qui parle de romans, d’édition, de bibliothèques, d’écrivains et de lecteurs. Histoire originale sous forme d’une enquête littéraire pleine de suspense, bien ficelée. Le succès d’un livre tient-il plus au contexte médiatique qu’au texte lui-même ? Comédie pétillante. Marie-Christine G.

 

Trois jours et une vie de Pierre Lemaître : Après le Prix Goncourt , Pierre Lemaître revient au polar avec un meurtrier âgé de 12 ans. Antoine s'emporte contre le petit Rémi et dans sa colère le frappe mortellement d'un coup de bâton. Paniqué, Antoine réussit à cacher le corps de l'enfant et il rentre au village ! C'est la seule incohérence du livre. La peur, la culpabilité ne lâcheront pas Antoine tout au long du livre. Cette année-là, la grande tempête de 1999 s'abat sur la  France et les recherches du meurtrier sont suspendues. Le criminel sera-t-il découvert ? Roman d'atmosphère qu'on a du mal à lâcher. Sabine C.

 

C’est où, le Nord , de Sarah Maeght : Une année scolaire dans la peau de cette prof, Ella, qui croit en son métier, malgré les énormités de ses élèves et ses collègues improbables. Elle vit entourée de sa meilleure amie parisienne et libérée, son ami gay excentrique et Klaus, un poisson rouge, confident et suicidaire. Ses repères se brouillent et elle se cherche. Elle cherche sa voie, de nouveaux buts, son identité professionnelle, sexuelle. La caricature et les clichés sont présents mais n’entâchent pas cette comédie fraîche au rythme enlevé et d’une certaine légèreté. Bonne lecture détente. Marie-Christine G.

 

Le renversement des pôles de Nathalie Côte : Deux couples se côtoient en vacances, ressentant les vicissitudes de la vie. Changement ? renoncement ? Rien de renversant ! Mais la lecture est agréable, l’écriture fluide. Livre détente. Marie-Christine G.

 

Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent : Le thanatopracteur est un peu l'esthéticien des morts afin de les rendre beaux aux regards de ceux qui restent. Le sujet est traité avec beaucoup de bienveillance. Les personnages sont un peu mais ce roman nous fait passer un excellent moment. L’auteur y aborde la mort et engage à une réflexion sur la fin de vie dans un style fluide ponctué d'humour, donnant un petit côté plus léger au sujet dramatique de l'histoire. On referme ce livre avec l’envie de vivre pleinement le moment présent. Marie-Christine G.

 

Le petite boutique japonaise d’Isabelle Artus : Pam rêve de devenir Geisha et Thad, samouraï. Cette rencontre à Paris va les mener en voyage initiatique au Japon qui nous en dit beaucoup sur les coutumes du pays. Ce roman mène à une réflexion sur ce qui nous construit, la recherche d’identité et l’image qu’on a d’un pays dont la culture fascine.

Ton léger, plein d’humour. Marie-Christine G.

 

Le vrai st@tut de ma vie de Liz Fenton & Lisa Steinke : Kate et Max doivent se marier. La veille du mariage, Max met un terme à leur relation. Peut-on réellement changer le cours de son destin ? Les messages que Kate (et les autres) met régulièrement sur Facebook reflètent-ils toujours la réalité ? On va suivre les questionnements de Kate et ses deux meilleurs amis, Julia et Liam, sur leur vie, l’amour, le couple. Roman détente. Marie-Christine G.

 

La fin d’une imposture de Kate O’Riordan : Je n’ai pas lâché ce livre, emportée dans ce thriller psychologique bien mené jusqu’au dénouement final. On y découvre une manipulation machiavélique et les mélanges de sentiments (deuil, culpabilité, confiance, couple...) décortiqués sans concession par l’auteure. Bonne lecture de vacances. Marie-Christine G.

 

La mémoire des embruns de Karen Viggers : Parce qu’elle sent venir la fin, Mary décide de revenir sur l’île de Bruny, en Tasmanie, où elle a vécu plus de vingt ans avec son mari, Jack, alors gardien du phare de l’île. Elle a la nostalgie du passé. Cette idée lui est venue suite à une lettre découverte dans sa maison. C’est sa petite-fille, sa complice, pour l’emmener sur l’île. Seule dans un chalet sur cette île battue par les vents, Mary peut enfin affronter le secret qui la ronge depuis bien longtemps. Ses enfants sont divisés sur cette décision. Notamment, sa fille aînée, Jan, qui refuse cette décision. Tom, le fils cadet, est le plus proche et le seul à comprendre cette idée. Tom est un homme au coeur brisé et qui, après un long séjour comme mécanicien sur une base de l’Antarctique, ne s’est pas réadapté à la vie normale, tiraillé par son désir d’y retourner, même si son séjour s’est révélé difficile. Mary et Tom vont nous faire voyager à travers leurs souvenirs. Pour l’une, dans une île reculée et pour l’autre, des paysages sublimes de l’Antarctique traversée par des animaux sauvages, tels que les Adélie, races de manchots, des baleines de Minke... Ce livre retrace la nostalgie des deux êtres sur leur passé, leurs regrets, sur leur vie à travers des paysages magnifiques. C’est la découverte de l’île de Tasmanie, l’Antarctique et ses paysages à vous couper le souffle. Ce fut comme parcourir ces grandes étendues et découvrir la nature sauvage. Sylvie F.

 

COUPS DE COEUR AU 21 MAI 2016

 

 

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos : Un roman qui parle de romans, d’édition, de bibliothèques, d’écrivains et de lecteurs. Histoire originale sous forme d’une enquête littéraire pleine de suspense, bien ficelée. Le succès d’un livre tient-il plus au contexte médiatique qu’au texte lui-même ? Comédie pétillante. Marie-Christine G.

 

Trois jours et une vie de Pierre Lemaître : Après le Prix Goncourt , Pierre Lemaître revient au polar avec un meurtrier âgé de 12 ans. Antoine s'emporte contre le petit Rémi et dans sa colère le frappe mortellement d'un coup de bâton. Paniqué, Antoine réussit à cacher le corps de l'enfant et il rentre au village ! C'est la seule incohérence du livre. La peur, la culpabilité ne lâcheront pas Antoine tout au long du livre. Cette année-là, la grande tempête de 1999 s'abat sur la  France et les recherches du meurtrier sont suspendues. Le criminel sera-t-il découvert ? Roman d'atmosphère qu'on a du mal à lâcher. Sabine C.

 

C’est où, le Nord , de Sarah Maeght : Une année scolaire dans la peau de cette prof, Ella, qui croit en son métier, malgré les énormités de ses élèves et ses collègues improbables. Elle vit entourée de sa meilleure amie parisienne et libérée, son ami gay excentrique et Klaus, un poisson rouge, confident et suicidaire. Ses repères se brouillent et elle se cherche. Elle cherche sa voie, de nouveaux buts, son identité professionnelle, sexuelle. La caricature et les clichés sont présents mais n’entâchent pas cette comédie fraîche au rythme enlevé et d’une certaine légèreté de ton. Bonne lecture détente. Marie-Christine G.

 

Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand : Yael est devenue en dix ans une machine de guerre, froide, dure, une carriériste aux dents longues et au coeur de glace. Une femme qui a conditionné son quotidien dans la discipline, l'ordre et le contrôle. Elle, ne vit que pour son travail : pas le temps pour la famille, les amis, l'amour, les enfants.Cette quête obsessionnelle d'ascension professionnelle cacherait-elle une blessure ?Mais rien n'est gravé dans le marbre, une rencontre peut tout changer si on on accepte de s'ouvrir à nouveau aux autres… Roman sensible et pudique sur la vie, l'orientation qu'on lui donne. Le ton est juste, authentique, percutant. Je ne l’ai pas lâché. Marie-Christine G.

 

Le renversement des pôles de Nathalie Côte : Deux couples se côtoient en vacances, ressentant les vicissitudes de la vie. Changement ? renoncement ? Rien de renversant ! Mais la lecture est agréable, l’écriture fluide. Livre détente. Marie-Christine G.

 

L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante : Deux amies, Lila et Elena vivent dans un quartier populaire de Naples en fin des années 50. Lila surdouée et dominatrice abandonne l’école pour travailler dans la cordonnerie familiale. Elena soutenue par son institutrice poursuit ses études jusqu’au lycée. On se laisse vite emporter et transporter par cette histoire d’amitié, de complicité et rivalité. 1er volume d’une série de 4, on a hâte de lire la suite. Cf

 

COUPS DE COEUR AU 16 AVRIL 2016

 

Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel : Corentin forme une équipe avec son parrain pour effectuer des reportages de mariage. Au niveau personnel, cela lui laisse peu de temps pour établir une relation sentimentale stable. De mariage en mariage, il observe les couples, les familles, les adultes autour de lui. Une mariée va lui donner une idée de chronique en lui demandant de tourner en aparté ce qu'elle pense de son mari : rien que des choses positives (c'est le jour du mariage...). A partir de ce moment, Corentin va avoir l'idée de reproduire ces apartés filmés avec son meilleur ami, sa mère, son père, son parrain. L'auteur met l'accent sur les proches qui ne se connaissent pas entre eux. Qui, de son parrain, de sa mère, de son ami ou de ses sera l'élément déterminant qui lui permettra de quitter sa position d'observateur pour devenir pleinement acteur de sa vie ? Ce roman, qui semble léger, n'est pas superficiel, émaillé d’humour et d’une grande finesse d’observation des caractères. Marie-Christine G.

 

Le livre des Baltimore de Joël Dicker : Dès que le roman commence, on sait qu’il y a eu un Drame. Il est donc impossible de le lâcher pour en avoir l’explication qui n’arrive qu’à la fin. Entre temps, on découvre les familles Goldman de Baltimore et Goldman de Montclair parmi lesquelles les cousins, très liés, forment le et sont amoureux de la même fille. On fait des allers retours entre passé et présent en gardant le suspense du Drame. Le narrateur est dans une phase de reconstruction de son histoire familiale et par la même occasion de lui-même. Lecture agréable. Marie-Christine G.

 

Le loup peint de Jacques Saussey : Galtier, un vétérinaire de retour du domicile de sa maîtresse, doit emprunter une route bordée d'une forêt lugubre. Il est victime d'un accident pendant lequel il est confronté à des tueurs. Un des malfaiteurs prend la fuite avec sa voiture, ses papiers et toutes ses clefs (domicile et bureau). Quand, il émerge de la situation et rentre enfin chez lui à pieds. Il découvre un carnage (meurtre de sa femme), de même dans son cabinet médical (meurtre de son associé). Là commence, l'enfer pour la vie de ce médecin des animaux. C'est une série de coïncidences qui vont amener la police à suspecter Galtier. Ce dernier sait qu'il est confronté à une machination mais pourquoi ? Saussey actionne toutes les ficelles du thriller quand il le faut, ce qui fait que son roman se lit très facilement, avides que nous sommes de connaître la suite et le pourquoi du comment. Sylvie F.

 

Voulez-vous partager ma maison ? de Janine Boissard : Line se retrouve subitement veuve à 56 ans. Mariée très tôt avec un gendarme de carrière avec deux enfants dans la foulée, juste le Bac en poche, elle a passé une vie ordinaire de femme et mère au foyer, se reposant sur son mari. Pour lui permettre de s'en sortir financièrement, sa fille Colomba la persuade de prendre des colocataires et lui choisit trois personnes aux profils très différents. Mais elle ne se doute pas que cette cohabitation va lui changer la vie, en bien et en mal. Un roman distrayant et drôle. Une petite bouffée d'oxygène. Sylvie D.

Lavage à froid uniquement d’Aurore Py : Julie, médecin urgentiste, en congé parental, a trois enfants en bas âge dont des jumeaux. Elle s'ennuie et déprime malgré la lourde organisation à la maison. Elle a fait le deuil de sa mère morte trop tôt et accepte mal l'entrée dans les ordres de son père. Elle a un frère qu'elle a l'impression de protéger de sa bipolarité. Un jour, Julie découvre un cadavre sur la poussette des jumeaux, elle va mener l'enquête. Roman plein de rebondissements, très bien écrit, drôle. On passe un très bon moment jusqu'à la fin. Corinne C.

 

La fille de Brooklyn de Guillaume Musso : Raphaël, écrivain à succès, est sur le point de se marier avec Anna, une discrète étudiante en médecine rencontrée il y a quelques mois. Au cours d’un week- end, il la questionne sur son passé qu’il ne connaît pas. Anna lui montre une photo qui va le faire s’enfuir, quand il revient, elle a disparu. Raphaël va mener l’enquête entre la France et New York pour découvrir qui est Anna. Suspense et intrigue ne faiblissent pas, un livre bien rythmé. Claudine F.

 

COUPS DE COEUR AU 19 MARS 2016

 

Rhapsodie française d’Antoine Laurain : Alain, médecin généraliste, reçoit -avec un retard de 33 ans- une lettre réponse d’une maison de disque intéressée par la maquette musicale de son groupe. Il n’est plus en possession de cette maquette et tente de reprendre contact avec les autres membres du groupe qui ont chacun un parcours bien différent et représentatif de notre époque. Un agréable moment de lecture. Claudine F.

 

Lavage à froid uniquement d’Aurore Py : Julie, 37 ans, 3 enfants, un mari, est en congé parental. Elle se sent un peu dépassée par ses enfants et finit par bien vouloir engager une nounou. Puis, un jour un cadavre est découvert dans le cagibi de son étage où est entreposée la poussette des jumeaux. Commence alors une enquête dans laquelle elle sera directement impliquée, ainsi que son mari, son frère et sa belle-soeur. Très enlevé. On ne le quitte pas jusque’à la fin. Marie-Christine G. 

 

Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel : Un photographe a pris sous son aile son filleul à qui il apprend le métier. Tous deux sont spécialisés dans les photos de mariage. Voulant offrir quelque chose de nouveau aux clients, le jeune accompagne les mariés et leur famille depuis le matin jusqu'au soir : avant que la mariée enfile sa robe, chez le coiffeur, la mariée seule, le marié seul, la belle-mère etc. Il essaie de les faire parler, il recueille ainsi leurs espoirs, leurs désillusions, leurs détresses parfois et leurs joies. Il jette un regard percutant sur les invités, les parents, ceux qui sont là par obligation, les frustrés, les bons vivants, les jaloux et cette analyse le fait réfléchir sur lui-même, sur sa crainte de s'engager car les exemples qu'il a sous les yeux de couples pas toujours épanouis le laissent perplexe. On retrouve l'analyse des sentiments très juste et tout ce qui fait le charme des livres de Jean-Philippe Blondel. Sabine C.

 

Brillante de Stéphanie Dupays : C'est un premier roman. Satyre sociale grinçante. La disgrâce d'une jeune femme cadre, Claire, qui occupe un poste important dans un grand groupe, Nutribel. Elle donne l'image du tout parfait, et du couple parfait. Sauf qu'un beau jour, sa supérieure hiérarchique l'évince d'un projet et, de jour en jour, ne l'implique plus du tout dans les décisions d'équipe. Au début, elle n'accepte pas cette situation, elle est dans le déni. Comment continuer d'exister sans briller ? Une réflexion sur la violence au travail. Beau petit roman, facile à lire. Corinne C.

 

COUPS DE COEUR - FEVRIER 2016


Au plaisir d’aimer de Janine Boissard : Pour pouvoir garder le château Fortjoie dont Diane, Margot et Philippa héritent au décès de leur père (mort dans les bras de Rose-Marie, sa maîtresse, la femme de l’ancien préfet), elles ont une idée. Aymar, leur père, hébergeait de jeunes peintres et toutes les quatre décident d’ouvrir le château aux riches bourgeoises qui pourraient commander leur portrait. Ces femmes de plus de cinquante ans, délaissées par des maris qui ne les regardent plus que comme des maîtresses de maison, verront le bénéfice de leurs commandes reverser à l’association, en profitant de moments de grâce et d’intimité. Les hommes qui voient en Fortjoie (le bien nommé) un lieu de débauches condamnent le château à la fermeture alors qu’eux-mêmes fréquentent un établissement à hôtesses et ne se privent pas de mener une vie extra-conjugale. Les femmes au centre de la relation qui resplendissent à nouveau, pétillent, se redécouvrent à vivre dans la joie <...le bonheur dans le plaisir d’aimer...>. Un bon moment. Marie-Christine G.

Je te vois de Béatrice Shalit : De la fenêtre de son cabinet de psychanalyste, Eva contemple l’agitation qui règne sur le chantier d’en face. Fascinée par ces hommes bottés, casqués, tel le grutier sur le haut de son engin. Elle regarde les ouvriers mais les ouvriers la regardent aussi. Surtout Louis, le chef de chantier et Pedro, le grutier. On rentre dans l’intimité d’Eva, de Louis et Pedro. Chacun cache des blessures. Un roman -trop- court, tendre et beau. Marie-Christine G.

La couleur de l’eau de Kerry Hudson : raconte l’histoire d’amour entre Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, et Alena, jeune femme russe venue de Sibérie avec l'espoir de réussir. Les deux se rencontrent le jour où la jeune femme vole une paire de chaussures dans la boutique. Dave la laisse partir puis la recueille chez lui. C'est le début d'une relation complexe entre deux êtres abîmés. Petit à petit, ils se rapprochent et s'apprivoisent, en évitant de parler de leur passé et de leurs tourments intérieurs. A la fois, un portrait social qui raconte les espoirs déçus, la galère, la fuite, la solitude, une histoire d'amour moderne mais aussi un roman engagé. Ce roman a reçu le Prix Femina 2015 du roman étranger. Sylvie D.

Famille parfaite de Lisa Gardner : Une famille qui semble heureuse. Elle est composée d'un couple de quadras avec une adolescente de 15 ans. Lui, chef d'entreprise dans le bâtiment. Elle, femme au foyer, se consacre aussi à sa passion artistique : la création de bijoux. Au retour d'un dîner de réconciliation en , la famille complète est kidnappée. Les chapitres alternent tour à tour. D'une part, l'emprisonnement de la famille narré par la maman ; d'autre part, l'avancée de l'enquête décrite pas à pas. Au fur et à mesure de l'histoire, des découvertes surprenantes sur cette famille la désarticule petit à petit. Malgré les circonstances difficiles de ce kidnapping, l'auteur ajoute quelques notes d'humour rendant ce roman agréable à lire. Chaque personnage de la famille nous cache un secret... C’est un roman à l'intrigue bien réussie mais le dénouement se devine vers le milieu du livre... Sylvie F.

Ahlam de Marc Trévidic : En 2000, Paul, jeune artiste peintre français, revient à Kerkennah, en Tunisie où il a passé des vacances avec ses parents à l’âge de 9 ans. Il rencontre et se lie d’amitié avec Farhat, pêcheur, et initie ses deux enfants à l’art : Issam à la peinture et Ahlam au piano. Quelques années plus tard, le frère et la sœur vont prendre des chemins différents. L’auteur, ancien juge de l’anti-terrorisme à Paris de 2006 à 2015, décrit la montée de l’islamisme et le phénomène de radicalisation. Les personnages sont attachants, une fiction très bien documentée. Roman d’amour, d’art et d’histoire de la Tunisie des années 2000 jusqu’à la chute de Ben Ali et la Révolution de Jasmin en 2011. C’est un livre captivant. Claudine F.

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut : Une magnifique histoire d’amour fou. Des passages extrêmement touchants, émouvants, poétiques où même le tragique est exprimé avec pudeur, douceur et humour. Du rire aux larmes dans un tourbillon de folie. Un joyeux tolu bohu où la fantaisie règne. Déjanté, extravagant, pétillant. Un petit bijou à ne pas louper. Marie-Christine G.

COUPS DE COEUR - JANVIER 2016

 

Toute la lumière que nous ne pouvons voir d'Anthony Doerr : Ce roman nous projette dans la guerre 40 d'Allemagne à Paris pour terminer en France à St Malo. Marie-Laure, jeune fille française aveugle, vit au début de la guerre, seule avec son père, serrurier au musée d'histoire naturelle à Paris. Werner, jeune homme orphelin allemand, vit en Allemagne. Très doué en électromagnétique et en mathématique, il est recruté dans la jeunesse hitlérienne pour son intelligence et échappe de ce fait au travail dans les mines. Deux personnages très attachants, bousculés, ayant une jeunesse qui s'envole dans les horreurs de la guerre. C'est à St Malo en 45, que le destin les réunira autour d'un mystérieux diamant. Ce roman est passionnant, beau, lumineux. Les personnages nous font voyager. Superbe livre. Christine D.

 

Le secret du mari de Liane Moriarty : Le cours de la vie bourgeoise de Cecilia va changer suite à une lettre écrite par son mari, des années plus tôt, qu’elle découvre par hasard. Tout bascule pour elle au point de remettre en cause son couple. On se met à sa place avec une réflexion sur les secrets, les mensonges et leurs conséquences sur notre vie. Avec une fin qui met en relief ce qui aurait pu se passer... Marie-Christine G.

 

L'intérêt de l'enfant de Ian McEwan : Fiona est juge aux affaires familiales. C'est une professionnelle brillante, ambitieuse et rigoureuse. Son travail passe avant tout. Depuis son mariage, elle remet à plus tard d'avoir des enfants et la voilà à l'aube de la cinquantaine ! Las d'être négligé, son mari lui annonce qu'il va la quitter. Elle réagit avec intransigeance. Au tribunal, elle doit traiter une affaire difficile, celle du jeune Adam, témoin de Jehovah, atteint d'une leucémie et qui refuse la transfusion sanguine qui pourrait le sauver. Comme le jeune garçon est mineur, les médecins s'en remettent à la décision  du juge. Alors que rien ne l'y oblige, Fiona va se rendre au chevet du malade. Cette rencontre s'avère troublante. La magistrate doit pourtant rendre son jugement. Les certitudes se dérobent. Où est l'intérêt de l'enfant ? Roman dense qui interroge. Comment nos convictions morales ou religieuses donnent-t-elles du sens à nos vies ou les aveuglent-elles ? Sabine C.

 

Un homme dangereux d’Emilie Frèche : Mariée à Adam depuis 15 ans, mère de deux filles et passionnée par son métier de romancière et scénariste, et par son implication dans les écoles pour dénoncer l'antisémitisme, la narratrice semble avoir une vie comblée. Mais un jour, elle fait la connaissance de Benoît Parent (alias Patrick Besson ?), écrivain talentueux en perte de vitesse mais aussi critique littéraire reconnu. Ce qui pourrait être à première vue un coup de foudre va se transformer en un jeu pervers basé sur l'emprise et la dépendance affective. Benoît, surnommé le , va peu à peu tisser sa toile et faire vaciller la vie sereine de la narratrice. Va-t-elle tout quitter pour lui ou se battre pour préserver sa famille ? Dès le début on accroche, on se demande aussi pourquoi elle s'attache autant à un tel homme qui n'a rien d'un séducteur, et qui joue avec elle. Un roman déroutant qui décrit en parallèle la montée de l'intégrisme religieux et l'antisémitisme en France. Sylvie D.

 

Quelqu’un pour qui trembler de Gilles Legardinier : Thomas est médecin, en mission humanitaire en Inde quand il apprend qu’il a une fille. Il rentre en France ne pensant plus qu’à une chose : rendre Emma la plus heureuse possible, prêt à forcer un peu (beaucoup même) le destin ! Certain(e)s trouveront l’histoire " simpliste" mais qui, teintée d’humour, d’émotion et à la fois décalée, résonnera quand même dans la tête, ne serait-ce qu’en méditant sur : <... Je crois qu’être père, c’est tout donner sans compter, tout dire sans mentir et accepter que ceux à qui vous l’offrez en fassent autre chose que ce que vous espériez>. Un bon moment de lecture. Marie-Christine G.

 

Someone d’Alice McDermott : Mary et sa famille d’origine irlandaise vivent à Brooklyn dans  les années 30, son frère Gabe se destine à la prêtrise. Mary plus rebelle, très myope, est néanmoins une fine observatrice. Elle surmonte toutes les épreuves que la vie lui réserve. Mary laisse remonter ses souvenirs et nous raconte son quotidien ; le récit  qui n’est pas chronologique est captivant. Le style est précis et sensible. Claudine F.

 

Un pays qui te ressemble de Tobie Nathan C'est l'histoire de Zohar, jeune juif, né dans  le ghetto juif du Caire, nous sommes en 1925. Il est né d'une mère sorcière et d'un père aveugle. Sa mère ne peut pas l'allaiter, ses tantes vont lui trouver une nourrice, une jeune arabe. Zohar va être nourri en même temps que sa sœur de lait Masreya. Leur passion sera très forte, va les lier jusqu'au bout. Masreya deviendra une danseuse d'une grande beauté, va côtoyer les grands noms du Caire et deviendra la maîtresse du Roi Farouk, un roi orgueilleux, immature, cleptomane et névrosé. Descriptions au début du roman, de la pauvreté, de souffrance, les superstitions, la magie, la religion. Les deux Amis de Zohar, Joe et Nino. La radicalisation de Nino puis les années de guerre. L'avenir des Egyptiens juifs. La décadence du roi Farouk. L’arrivée au pouvoir de Nasser en 1952. C'est un roman qui transporte le lecteur. Corinne C.

 

COUPS DE COEUR - NOVEMBRE 2015

 

Millenium 4 de David Lagercrantz : Nous retrouvons avec plaisir nos personnages principaux dans ce 4e volet : Lisbeth Salander, la hakeuse rebelle aux mœurs spéciales, le séduisant et excellent journaliste Mickael Blonkist... Un chercheur dont l'intelligence artificielle détient des informations sur la NSA (les renseignements américains). Se sentant menacé, il convoque Mickael Blonkist. Juste à l'arrivée du journaliste, il est assassiné en présence de son fils autiste. Ce dernier devient donc un témoin gênant et se révèle être un enfant surdoué en mathématiques. Dans le même temps, Lisbeth réussit à pénétrer le système informatique de la NSA... Ce roman nous emmène dans le milieu des services secrets américains et russes où des « taupes » existent. Après un démarrage lent, il nous emmène dans une série d'actions nous tenant en haleine jusqu'à la fin de ce best-seller. Ce livre est bien dans la continuité des trois premiers. L'auteur a bien repris le même style que le défunt, Stieg Larsson. Espérons qu'un autre Millenium apparaisse... Sylvie F.

 

Otages intimes de Jeanne Benameur : Etienne est photographe de guerre. Parce qu'il s'arrête dans la rue au lieu de suivre ses camarades, il est enlevé. C'est une femme qui fait monter ses deux enfants dans une voiture où son mari blessé est déjà installé qui l'a stoppé dans son élan et ce souvenir va le hanter même après sa libération. Symbole d'une guerre injuste ? Pourtant il en a déjà vu des scènes horribles. Après sa libération, il décide de revenir dans son village natal rejoindre sa mère qui l'a élevé pratiquement seule : son père est mort en mer. Il y retrouve ses amis d'enfance, Enzo resté au village et Jofranka revenu pour lui. Au-delà des relations compliquées entre les personnages, ce sont les sentiments d'un homme qui regarde ses joailliers comme des hommes destinés à une mort certaine quand ils le libèrent, qui ne peut redevenir lui-même qui occupent toute l'attention dans ce livre. Un livre bien écrit qui demande de l'attention. Myriem L.

 

Les nuits de laitue de Vanessa Barbara : Otto, le personnage central, insomniaque et asocial, est accablé depuis le décès imprévisible de son épouse, Ada. Il passe donc ses journées dans un fauteuil de sa maison jaune à se souvenir de leurs cinquante ans de vie commune. Comme c’est sa femme qui se chargeait de relater à Otto les principaux faits et gestes du voisinage, il essaie de glaner ça et là quelques informations et pense qu’on lui cache quelque chose. Cette petite communauté un peu loufoque et aux manies bizarres nous offre des moments agréables de lecture. Marie-Christine G.

 

Au nom du père de François Bourdin : Gabriel est un ancien champion de Formule 1. Incroyablement vaniteux et méprisant, son égoïsme a profondément marqué sa famille.

Deux de ses enfants, Dan et Valentine, ont voulu marcher sur ses traces mais n'ont gagné que mépris et remontrances de la part de leur père. Son troisième enfant, Nicolas, a préféré choisir une voie complètement différente, la médecine, ce qui entraîne également des conflits avec son père. Et sa femme, Albane, cache un grand secret qui risque de bouleverser la vie de toute la famille. Un roman qui aurait pu être intéressant en proposant une réflexion pertinente sur l'influence qu’ont les parents sur leurs enfants, mais qui malheureusement ne va pas assez loin, à mon goût. Le final s'avère très prévisible. Marie-Christine G.

 

Ce sont des choses qui arrivent de Pauline Dreyfus : A Cannes pendant la guerre, l’aristocratie s’ennuie... Chez ces gens-là, la guerre « dérange » leurs habitudes. Après avoir pris Pierre comme amant, Natalie accouche de Joachim que Jérôme, son mari, accepte (Ce sont des choses qui arrivent). A la mort de sa mère, ses sœurs lui révèlent le secret de sa naissance. Elle est très perturbée et trouvera un soulagement dans la morphine. Revenus sur Paris encore occupée, le duc et la duchesse essaient de vivre « normalement » assistant à des dîners, des réceptions, défilés de mode, dans la frivolité de ce monde etc., alors que des familles juives disparaissent au fil des jours. Natalie devient de plus en plus accro à la morphine. Cette triste époque est dépeinte par l’auteure de manière ironique et mordante. Original et inattendu que de voir une période de guerre sous cet angle ! Marie-Christine G. 

 

Nous serons des héros de Brigitte Giraud : En 1968 Olivio, âgé de 8 ans,  quitte la dictature Portugaise  avec sa mère, ils  s’installent chez un oncle dans la région de Lyon et  emménagent ensuite chez Max un exilé  algérien. Olivio  doit trouver sa place, il se lie  d’amitié avec Ahmed un immigré algérien. Plus tard  et après la révolution aux Œillets en 1974,  Olivio revient passer ses vacances au Portugal, comment va- t- il vivre ce retour au pays sur les traces de sa famille et de son père victime de la dictature ? Le style est  sobre et l’écriture pleine de tendresse. Claudine F.

 

       COUPS  DE COEUR OCTOBRE 2015

 

Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry Sophie, jeune chômeuse en fin de droits, survit tant bien que mal dans son studio de Lyon. Elle tente d'écrire un roman entre deux errances au supermarché où elle compte chaque centime. Elle finit par se réfugier chez sa mère où elle mesure l'écart qui la sépare de ses frères qui ont « réussi leur vie ». Autant « La condition pavillonnaire » de cette auteure était un récit tendu et pessimiste, autant ce nouveau roman dégage une fantaisie débridée avec des jeux de typo, des scènes survoltées, des effets comiques et aussi des perles d'émotion. Le fil rouge du livre est la précarité et le chômage. Il faut dire que Sophie Divry a connu elle-même la précarité dans des boulots de serveuse et elle s'est clairement inspirée de cette expérience. Livre original, décapant, déjanté pour tous ceux qui veulent lire « autre chose ».  Sabine C.  

                                                                         

Un amour impossible de Christine Angot  Dans la province des années 50, une modeste et jolie jeune femme rencontre un brillant jeune homme bourgeois et intello. C'est le coup de foudre mais lui, très vite, impose ses règles. Elle, follement amoureuse, ne peut que les accepter. Il lui fait comprendre qu'elle ne sera jamais son épouse, leurs origines sociales étant incompatibles. De plus judéïté de l'une et antisémitisme de l'autre. De cette union naît une petite fille. Il refuse de la reconnaître et la maman se bat bec et ongles pour que la petite ne soit plus « née de père inconnu ». C'est donc le récit de l'amour fusionnel d'une mère et de sa fille, de la passion amoureuse, de la douleur, des blessures que l'on inflige à ceux que l'on aime jusqu'au tragique dénouement final. C'est aussi le parcours d'une femme courageuse, entêtée, avec ses ambitions personnelles. Les dialogues syncopés, simplistes de l'auteure accompagnent ce roman perturbant et incisif. Sabine C.  

 

D'après une histoire vraie de Delphine de ViganJ'ai trouvé ce roman captivant mais perturbant. Un récit mêlant fiction et réalité. Séduction-dépression-trahison-manipulation tout y est ! L'histoire nous plonge dans une relation fusionnelle qui détruira la vie de la narratrice. L'enjeu du roman : est-ce vrai ou pas ? Est-ce Delphine ou pas elle?? Je vous laisse le découvrir ! Corinne C.

 

La fille du train de Paula HawkinsDans le train de 8 h qui va de Ashbury à la gare d'Euston, chaque passager occupe son trajet à sa façon. Rachel, elle, s'intéresse à observer les arrêts réguliers. Elle emprunte ce train tous les jours, matin et soir, depuis maintenant deux ans... depuis qu'elle a emménagé chez une amie, Cathy, après sa séparation d'avec Tom. Sur son trajet quotidien, elle imagine une histoire autour d'un couple semblant très amoureux dont elle voit la maison chaque jour. Jusqu'au jour où elle voit la jeune femme dans les bras d'un autre, puis apprend sa disparition. Tout cela la perturbe, au point de vouloir se mêler de l'enquête. Le rôle de Rachel est prépondérant car rien ne va dans sa vie. Son addiction à l'alcool met en doute constamment sa parole auprès de son ex, de son amie, de la police... Le doute persiste tout au long de ce thriller psychologique. Ce thriller est très proche de la réalité car il met en scène des gens ordinaires dans une vie ordinaire qui tourne au cauchemar. Sylvie F.

 

Zeina, bacha posh de Cécilia Dutter : Selon une coutume ancestrale, Zeïna, née à Kaboul, sera une « bacha posh », une fille déguisée en garçon à trois ans pour permettre à la famille de survivre après la mort de son père. A la puberté, elle retrouve son identité de fille, qu'elle accepte mal, habituée à jouir de liberté. Avec une association humanitaire qui défend les droits des femmes en Afghanistan, elle part à Paris où elle doit témoigner de la vie des femmes là-bas. Eblouie par la vie occidentale, elle décide de ne plus rentrer en Afghanistan. Seule et sans ressources, elle connaît alors la misère jusqu'au jour où un photographe la repère et est séduit par ses beaux yeux, il devient son amant. Elle devient mannequin, fait le tour du monde, de défilés de mode en show télévisés sous les flashes de ses admirateurs. Elle connaît les exigences du métier, ses « diktat » pour rester mince jusqu'à l'anorexie et le déséquilibre hormonal. Elle croit avoir gagné la liberté jusqu'au jour où le monde artificiel de paillettes dans lequel elle évolue ne la satisfait plus... A-t-elle vraiment gagné sa liberté ? C'est le thème de ce livre intéressant qui interroge sur la condition féminine. Sabine C. 

 

L’exercice de la médecine de Laurent Seksik : L’auteur dresse le portrait d’une famille Russe, juive, médecins de génération en génération, qui ont tous  connu un  destin tragique à travers l’Europe du XX ème siècle dans l’exercice de leur profession. Lena est cancérologue à Paris en 2015, elle constitue le fil conducteur du récit. Un roman intense, tout en retenue et sensibilité, un hommage à la profession. Un grand coup de cœur. Claudine F.

 

 

 

 

 

COUPS DE COEUR  - SEPTEMBRE 2015

 

 

La colline aux esclaves de Kathleen Grissom : Un premier roman prometteur. L'auteur observe une plantation de tabac aux Etats-Unis en 1790 où les esclaves à la cuisine ou aux champs ont la vie dure. L'histoire commence quand Lavina, 7 ans, jeune Irlandaise, est placée dans une famille blanche comme aide-cuisinière.Tout au long du livre, on la suit avec les humiliations, la ségrégation, le pouvoir des possédants sur les possédés, les  silences, les horreurs, les non-dits, les bons, les méchants. La profondeur des liens de la communauté noire.... la vie tout simplement à cette époque-là. Récit touchant de femmes opprimées qu'elles soient noires ou blanches. Page d'histoire, avant la guerre de sécession. J'ai pensé à "La couleur des sentiments" (Alice Walker) et même à "Autant en emporte le vent" , en lisant ce livre mais l'auteur réussit l'exploit de nous entraîner dans une histoire dont le thème a déjà été rebattu. A ne pas manquer. Sabine C.

Macadam de Jean-Paul Didierlaurent L’auteur du "Liseur du 6 h 27" nous offre ici onze nouvelles très différentes, attendrissantes ou surprenantes, drôles ou sombres qui vous raviront par leur originalité. A mon avis, bien trop court, ce livre m’a plus que séduite, il m’a charmée. Anne H.

Là où tombe la pluie de Catherine Chanter : Ruth et son mari Mark quittent Londres pour s’installer à la Source, une ferme. Tout le pays va être frappé par une sécheresse, seule la Source est épargnée : l’eau reste accessible et la pluie tombe. Passions et jalousie des voisins  vont se déchainer et  déstabiliser le couple, une secte va avoir de plus en plus d’emprise  sur Ruth. La tension monte un  meurtre est commis et Ruth, la narratrice est accusée. Le récit commence par la fin, le  style est fluide, le rythme varié, entre thriller, aventure anticipation, un livre qui ne se lâche pas une  fois commencé. CF     

 

Soudain Seuls d’Isabelle Autissier : Un jeune couple trentenaire décide de prendre une année  sabbatique et part  faire le tour du monde en voilier. Il fait escale sur une île interdite d’accès  au large de la Patagonie  et du Cap  Horn, surpris par une tempête le couple  se retrouve  prisonnier  de l’île. En face à face ils vont  devoir survivre comme des Robinsons modernes. Un récit en 2 parties, la survie sur l’île et le  retour  en Europe. Un livre de réflexion, on se laisse embarquer dès les premières pages, un grand coup de cœur. CF   

 

Maman a tort de Michel Bussi Je ne suis pas une inconditionnelle de Bussi, que je considère comme le Guillaume Musso du roman policier, et pourtant ce roman, à l'écriture simple,  a été un excellent moment de lecture. C'est l'histoire de Malone, un enfant de 3 ans et demi, qui raconte que sa maman n'est pas sa vraie maman. Vérité ou affabulation ? En parallèle, une histoire de braquage qui a mal tourné. Le roman se situe en Normandie, région d'origine de l'auteur, d'où une description précise tant au niveau géographique que sociologique.  Un vrai suspense rendu encore plus palpitant par la menace du temps qui passe et la mémoire qui s'efface. Tout tourne autour du monde de l'enfance et les personnages ont même des noms associés aux contes de fées. Tel  le Petit Poucet, Bussi sème de petits cailloux afin que le lecteur essaie de résoudre de lui-même l'énigme. On n'a qu'une hâte... arriver à la fin du roman. Sylvie D                                                                             

 

 

 COUPS DE COEUR DE L’ETE -  AOUT 2015

 

 

La couleur du lait de Nell Leyshon : Un peu déroutée par la langue employée et l’écriture sans majuscules, peu de ponctuation... mais l’histoire, néanmoins d’une grande noirceur, m’a beaucoup intéressée, interpellée par le non amour maternel et paternel dont l’héroïne, M-a-r-y a manqué et qui a, malgré son vécu, porte un regard lucide, désabusé. Ses réactions sur le monde sont parfois très drôles. C’est le récit de ce qu’elle vit au quotidien, à 15 ans, et on comprend mieux le style adopté. Touchant. Marie-Christine. G.

 

Le don d’Anna de Cecilia Samartin : Anna a vécu des événements éprouvants et douloureux vivant au Salvador pendant la guerre. Elle devient orpheline et est recueillie par des sœurs dans un couvent. Sœur Josepha, sa bienfaitrice, lui propose une place de gouvernante dans une famille aisée et sa vie va être bouleversée. Faisant preuve d’une force intérieure hors du commun, elle avance et veille sur cette famille, se dévoue sans rien demander en échange. Optimiste, apaisant, émouvant. Marie-Christine G.

 

La ville orpheline de Victoria Hislop : 1972, Chypre, Famagouste est une station réputée du bassin méditerranéen, un jeune couple ambitieux construit un hôtel prestigieux, le Sunrise, chypriotes grecs et turcs collaborent en harmonie. Un putsch grec  plonge l’ile dans le chaos, en 1974, la Turquie envahit le Nord afin de protéger sa minorité et établit une ligne de démarcation qui coupe l’ile en deux. Toute la population fuit la station balnéaire, seules deux familles vont rester : les Georgiou, chypriotes grecs et les Ozkan, chypriotes turcs. Un roman qui restitue avec beaucoup de précisions les événements qui ont secoué l’île au cours des dernières décennies. Claudine F.  

 

Miniaturiste de Jessie Burton : Amsterdam au 17ème siècle, Nella, 18 ans, s’installe dans la demeure de Johannes qu’elle vient d’épouser, le mariage a été arrangé. Elle est accueillie par sa belle-sœur car son mari, riche marchand de la ville, est souvent en déplacement. Il lui offre une maison miniature, réplique de sa propre demeure. Nella va entreprendre de la décorer et va éclaircir des mystères au fur et à mesure. 500 pages qui se lisent facilement, entre mystère et passion, toute une ambiance. Un roman original. Claudine F.

 

Le sourire des femmes de Nicolas Barreau : Persuadée de s’être reconnue dans un livre avec le nom du restaurant dont elle est propriétaire, Aurélie veut absolument rencontrer l’auteur. Elle contacte l’éditeur afin qu’il l’aide à rencontrer cet écrivain. Suite à un stratagème monté de toute pièce, la tâche ne sera pas facile. Livre détente. 

Marie-Christine G.

 

La ballade de Lila K de Blandine Le Callet : Histoire émouvante de Lila voulant à tout prix retrouver sa mère après une séparation brutale dans sa jeune enfance. Lila a un amour tel pour sa mère qu’il dépasse tout ce qui peut être mauvais, il la sauve. Au lieu de haïr, elle a faculté de prendre le meilleur, peut-être un instinct de survie. On suit son parcours laborieux de recherches et sa lente reconstruction. L’histoire se situe en 2100 et invite à la réflexion sur la vidéosurveillance exacerbée, l’aseptisation, les contrôles, la sécurité alimentaire et sanitaire, la multiplication de consignes et d’interdits. Jusqu’où pourrions-nous aller pour assurer notre confort et notre sécurité ? Marie-Christine G.

 

Mirage de Douglas Kennedy : Douglas Kennedy reste fidèle au thème de la vie qui bascule en un instant, dit-il, le mystère des êtres, et comment la vie les rattrape un jour ou l’autre. L’amour est-il un mirage où l’on ne verrait que ce que l’on a envie de voir ? Pas son meilleur roman à mon sens mais une lecture facile de ces 426 pages qui nous propulsent au Maroc. Marie-Christine G.

 

COUPS DE COEUR JUIN 2015

 

                                                                                      

La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin-Legrand (suite de "les gens heureux lisent et boivent du café") : Diane rentre à Paris, bien déterminée à se consacrer à son café-librairie. Elle peut aussi compter sur l’aide et le soutien de son meilleur ami, Félix. Elle y passe beaucoup de temps. Elle fait la connaissance d’Olivier, un kinésithérapeute qui la comprend mais elle réalise qu’elle n’a jamais pu oublier ni Edward ni Abby ni Jack. Olivier l’emmène à une exposition sur l’Irlande où elle rencontre Edward et là, tout va basculer. Elle retourne en Irlande car il lui apprend qu’Abby va mourir et en arrivant, elle découvre qu’Edward a eu un fils qu’elle va aimer de plus en plus malgré sa peur panique de revoir un enfant. On suit toutes les émotions de Diane et son acceptation de refaire une nouvelle vie. Facile à lire. Peut se prendre en livre d’été. Corinne C.

 

Ma vie de pingouin de Katarina Mazetti : Comédie de moeurs, pleine de fraîcheur et de tendresse où ne manque pas la pointe d’humour à laquelle l’auteure nous a habitués. Pendant une croisière dans l’Antarctique, trois personnages -effectuant ce voyage pour des raisons totalement différentes- vont tenir le devant de la scène, entourés de personnages secondaires pas moins pittoresques. L’un de ces trois personnages, Alba, va nous livrer une étude de l’humain et des bêtes avec des comparaisons assez savoureuses. Livre détente. Marie-Christine G.

 

Mentir n’est pas trahir d’Angela Huth : J’ai beaucoup apprécié l’écriture et le ton de ce livre que j’ai trouvé tragi-comique avec cet homme "débutant" en adultère, pétri de culpabilité et trouvant des subterfuges parfois cocasses. Mensonges ? trahison ? pardon ? Très bon moment de lecture. Marie-Christine G.

 

Pardonnable Impardonnable de Valérie Tong Cuong : Alors que Jeanne, Céleste et Lino sortent de chez le notaire pour une donation secrète, Milo, 12 ans, a un accident de vélo, alors qu’il était censé réviser avec sa tante Marguerite et il se retrouve à l’hôpital dans le coma. Chacun cherche les raisons de l'accident et veut trouver le coupable. Avec qui Milo était ce jour-là ? Et tout s’enchaîne… L’histoire se déroule entre quatre personnes Céleste, Lino, Jeanne, la grand-mère, et Marguerite, la tante. A chaque chapitre une personne différente s’exprime. Un malaise est ressenti entre chaque personnage et on a envie d’en savoir plus sur eux. Peu à peu, on les découvre avec leurs secrets, leurs faiblesses, leurs mensonges. Nous rentrons tout de suite dans l’histoire et nous avons beaucoup de mal à la lâcher. Il n’y a jamais de temps mort, on ne s’attend vraiment pas à ce qui va nous être révélé au chapitre suivant. La question que nous nous posons tout au long du livre est "Arriverait-on à pardonner l'impardonnable ?". Stéphanie B.

 

Ne t’arrête pas de Michelle Gagnon : Noa, jeune hackeuse, se réveille un jour sur une table d'opération. Que lui a-t-on fait ? Une cicatrice traverse sa poitrine. Le décor d'une chambre d'hôpital apparaît à l'intérieur d'un entrepôt ; elle s'enfuit. Des hommes armés la poursuivent. Dans le même temps, Peter, jeune homme d'un milieu aisé, profite de l'absence de ses parents pour fouiller les affaires de son père. Ce jeune hackeur découvre le nom d'un projet mêlant ses parents à un secret important. Par une étrange coïncidence Noa et Peter vont avoir l'occasion de se croiser, sans savoir que l'enquête de l'un peut avoir un rapport avec l'enquête de l'autre... Nos deux héros vont devoir affronter leurs doutes, leurs peurs, faire des choix difficiles. Eux, que tout oppose : lui, issu de la bourgeoisie, elle, vagabondant de familles d'accueil en familles d'accueil. Un thriller haletant sous fond de manipulations génétiques et de société corrompue par l'argent et les intérêts particuliers. Ce roman semble parfois un peu lourd par les termes informatiques cités, mais le sujet traité y reste passionnant. Sylvie F.

 

Une dernière danse de Victoria Hislop : L’histoire de la famille Ramirez contée au fil des pages pendant la guerre civile en Espagne n’est pas un cas unique nous faisant prendre  conscience des atrocités de cette époque. Néanmoins, elle nous plonge parmi ces faits historiques dans une belle histoire d’amour au sein de cette famille et de l’amour éternel entre Mercedes et Javier. Ce livre de 450 pages se lit très facilement. Marie-Christine G.                                                                                                                                                                                                                                                 

 

                                 COUPS DE COEUR MAI 2015                                                     

 

 

 

L’île du serment de Peter May : Sur la petite île d'Entrée, dans l'Archipel de la Madeleine, à l'est du Canada, le richissime James Cowell est poignardé à mort. Seul témoin de ce meurtre, sa femme Kirsty. Le flic chargé de cette enquête est Sime Mackenzie, un flic insomniaque, passablement déprimé depuis la rupture avec sa femme. Seul anglophone de l'équipe, il interroge Kirsty vers laquelle tous les soupçons convergent. Au premier regard, il a éprouvé une sensation de déjà connaître cette jeune femme. Tous les deux sont surpris de posséder un bijou (chevalière et médaillon) portant le même écusson... La construction du livre est intéressante, faisant de nombreux allers-retours entre l'enquête actuelle et l'histoire de l'ancêtre de Sime, parti des îles Hébrides en 1847, au temps de la famine, de la pomme de terre et de l'exil des habitants des îles vers le Canada. On suit le destin de plusieurs personnes à travers de vieux journaux intimes, tout en menant une enquête policière classique. Sylvie F.

 

 

Americanah de Chimamanda Nogzi : C’est ainsi que l’on surnomme les Nigérians qui ont tenté l’aventure dans le pays de l’Oncle Sam avant de revenir au Nigeria pour faire fortune ou réaliser leurs rêves les plus fous. Toute cette histoire démarre dans un salon de coiffure. La coiffure qui revêt une certaine importance. Ifemelu crée d’ailleurs un blog afin de lancer des débats. Ce blog débutera par des discussions sur la coiffure (afro-américaine) puis lui permettra d’enchaîner sur le comportement des Américains par rapport aux Noirs. Cette jeune femme nigériane décide de quitter son pays pour effectuer ses études aux Etats-Unis, pensant retrouver dans quelques mois son petit copain, Opinez, impatient de la rejoindre avant de régler quelques problèmes administratifs habituels. Mais rien ne va se passer comme prévu et Ifemelu va traverser les pires difficultés pour d’abord survivre dans ce nouvel environnement et par la suite, réussir à s’adapter au style de vie américain. Plus dur encore, Ifemelu va découvrir pour la première fois de sa vie qu’elle est noire. Noire au milieu d’une société faite pour les blancs...

Ce roman, entre humour et difficultés de la vie, dénonce le racisme et l’intégration des Noirs aux Etats-Unis. Il s’agit aussi dans la première partie du Nigeria des années 90 avec les étudiants diplômés mais sans avenir dans leur patrie, désirant trouver un avenir en Amérique. Instabilité politique, corruption et chômage représentent un mur infranchissable. Ces jeunes sont convaincus que leur réussite est ailleurs, tentent des études supérieures, travaillent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, pour construire un avenir professionnel. Ils sont confrontés à la clandestinité, à la pauvreté, aux trafics de papiers, à l’illégalité de mariages blancs, à la prison. L’auteur nous décrit aussi les différences culturelles entre les Africains et les Afro-Américains. Sylvie F.

 

 

C’est dimanche et je n’y suis pour rien de Carole Fives : Léonore décide de partir au Portugal, pays d’où était originaire, José, son amour de jeunesse, afin d’y retrouver sa sépulture. Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la mort du jeune homme et elle ne s’est jamais libérée d’un sentiment de culpabilité. Ce roman de 152 pages se lit trop vite. Marie-Christine G.

 

Marina Bellezza de Silvia Avallone : Andrea fait un travail de bibliothécaire en attendant de pouvoir reprendre la ferme de son grand-père, décédé, et vivre parmi les vaches, fabriquant du fromage en restant sur les terres de son enfance. Ses parents n’approuvent pas ses choix et le renient. Quant à Marina, ayant eu des débuts de chanteuse, tient absolument à mener sa vie dans ce domaine du show biz, une grande revanche sur son enfance. Ces deux-là s’aiment mais ont deux projets de vie inconciliables, des personnalités très différentes, à l’opposé même et ne se comprennent pas, s’aiment, se quittent, se retrouvent, se séparent...

J’ai beaucoup aimé ce roman qui se passe dans le Piémont avec les difficultés économiques de cette période post-industrielle que l’on ressent dans les explications que l’auteure fournit de cette région italienne. Peut-on un jour dire adieu à ses racines ? Marie-Christine G.

 

Academy Street de Mary Costello : Toute l’existence de Tess sera marquée par le décès de sa mère survenu quand elle avait sept ans. Quittant l’Irlande pour New York, une unique nuit avec le cousin de son amie et elle est enceinte de ce premier amant qu’elle ne verra plus jamais. Elle élèvera Theo, son plus beau cadeau, entre son travail d’infirmière et la belle amitié avec sa voisine, Willa. Elle trouvera le réconfort et la paix dans les livres. Accablée jusqu’au bout, elle vivra le pire drame qu’il puisse arriver à une maman. Tess fait preuve d’une grande force intérieure et nous apparaît humaine avec ses failles et ses doutes, sans pathos. Très belle découverte. Marie-Christine G.

 

La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald : L'intrigue se passe à Broken Wheel, une petite ville perdue dans l'Iowa. Sara, jeune Suédoise de 28 ans, correspond depuis deux ans avec Amy, vieille dame férue de littérature. Quand elle arrive à Broken Wheel pour rencontrer Amy, celle-ci est décédée. Sara va faire connaissance avec les habitants de cette étrange petite ville, personnages atypiques voire loufoques. Elle va réussir peu à peu à leur transmettre sa passion pour la lecture et s'attacher à eux, alors que tout les sépare. Un roman plein de bons sentiments, malgré quelques clichés et certaines longueurs. L'auteure glisse plein de références littéraires et nous fait partager son amour des livres. Un bon premier roman et une auteure à suivre. Sylvie D.

Le plaisir d'aimer de Janine Boissard : Trois sœurs décident de garder le château de leur père après son décès et de poursuivre l'œuvre qu'il avait entreprise : héberger de jeunes artistes peintres. Pour financer ce projet, elles décident de mettre le talent de ces derniers à la disposition de dames riches de Poitiers, qui ont pour la plupart consacré une partie de leur vie à l'éducation de leurs enfants et soutenu la carrière de leur mari.

Un roman pétillant, plein d'humour, qui montre que le plaisir de vivre pour soi et de s'aimer est possible à tout âge. Les femmes mûres sont mises à l'honneur et sublimées. Un agréable moment de lecture plein de légèreté, un soupçon de libertinage et surtout une très belle écriture. Sylvie D.